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NEPAL


Dimanche 31 mars :
Nous quittons l'Inde après plus de 4 mois et demi passé dans cet immense pays.
Les formalités de sortie et d'entrée au Népal sont assez rapides. Nous ne sommes pas très nombreux à cette frontière.
La première impression est le plaisir du calme et d'un silence relatif, pas de klaxons, moins de monde sur la route, une circulation moins dense et plus disciplinée.
Nous voyons des plantations de thé en bordure de route comme en Inde mais personne pour la cueillette.
Plus loin de nombreuses tombes. Un drapeau bleu-blanc-rouge planté sur l'une d'elle nous incite à nous arrêter pour aller voir. Ce drapeau est orné d'une roue sur la partie blanche ... nous interrogeons des népalais. Cela n'a pas de signification particulière, c'est juste une protection.    

Notre bivouac est près d'un camp militaire. Le commandant nous reçoit pour parler de notre circuit. Il est jeune et très sympathique.
Lundi 1er avril :
Petite étape aujourd'hui. Ce matin les porteurs de fauillages en tout genre défilent devant notre véhicule.

Nous allons à la réserve des oiseaux, mais si le site a connu des heures plus glorieuses il est maintenant bien décati. Les bâtiments sont à l'abandon et le touriste se fait rare. Du coup le local tente de nous extorquer quelques dollars, 10 pour le parking !!!  On change de lieu de bivouac mais avant de partir on va voir passer une famille éléphants avec un bébé de 5 mois. Un moment de bonheur. Le petit est la mascotte du village et chacun essaie de le toucher. Une népalaise fabrique des bouses qui sèchent sur des piquets ou en tas carrés, c'est nouveau !



Mardi 2 avril :
Le bivouac devant l'école n'est pas passé inaperçu des enfants du village et même des adultes. Nous avons eu beaucoup de visites que la nuit a stoppées.
Mais ce matin ce sont les élèves qui viennent nous voir. Ils sont en uniforme comme en Inde et sont très respectueux. Je les fais ranger pour la photo et tout ce petit monde s'exécute. Leur maître et leur maîtresse parlent un bon moment avec nous et sont très intéressés par notre circuit et bien sûr notre véhicule. Nous retrouvons le jeu de carrom-board et des enfants très doués.

Nous revenons un peu sur nos pas pour prendre la route de Hille. C'est une très bonne route et nous montons jusqu'à 1 200 m. pour redescendre dans la vallée puis pour remonter à près de 2 000 m. où sera notre bivouac. La montée nous permet de découvrir de superbes paysages de rizières en altitude, de maisons éparpillées dans la montagne, de végétation tropicale avec de magnifiques fleurs de bougainvilliers et d'amaryllis entre autres. Une briquèterie d'un nouveau genre et d'une drôle d'allure mérite une photo. Hille est un gros bourg très vivant et l'accueil est très chaleureux. Nous sommes dans la cour d'une banque pour la nuit. Et le soir le portail est fermé.

Mercredi 3 avril :
Nous quittons la montagne pour redescendre dans la plaine. Les népalais préparent les rizières, les mettent en eau et les labourent.
vidéo :
Les cultures de maïs, de tournesol et de céréales voisinent avec les cultures maraichères.
Notre bivouac sera encore devant l'école. La moisson bat son plein et plus loin le marché local est très vivant.






Jeudi 4 avril :
Après une bonne nuit devant l'école du village nous continuons sur Janakpur. La région est rurale. Beaucoup de cultures surtout de céréales. Des maisons misérables et quelques vaches ou buffles qui sont attachés devant.  Ils sont efflanqués  et la nourriture donnée dans de grandes gamelles ne doit pas être abondante. L'eau manque, les  ponts traversent des lits de rivière à sec et les maïs toujours avides d'eau sont rachitiques.
Janakpur est une ville de religion hindouiste. C'est ici que ce seraient mariés Rama et Sita (Shiva et Lakshmi). Les temples sont très différents de ceux que nous avons vu jusqu'à présent. Ils sont très colorés et d'architecture moghole. Nous retrouvons l'Inde, ses klaxons, sa vie trépidante et pourquoi ne pas le dire, sa propreté relative ...


cliquez vidéo
Le musée met en scène le Ramayana et les petits personnages sont animés.

Les petits vendeurs sont toujours là ...

Vendredi 5 avril :
La nuit n'a pas été très calme. Nous avons eu beaucoup de visiteurs et des bavards dans la nuit. Il faisait très chaud et les moustiques ont attaqué en rangs serrés ! De 5 h.30 à 7 h. le temple a diffusé de la musique à fond. Puis on a eu les clochettes pendant encore un bon moment. Ouf ! One ne regrette pas de partir.
Dans cette région de culture Mithila nous allons au centre artisanal des femmes. Il est difficile d'accès. Des femmes peignent des toiles d'inspiration naïves. Elles fabriquent des boites en papier mâché, des miroirs et des tissus imprimés.



Le guide signale le Big Monkey Temple. Un macaque est enfermé dans une cage et le temple est en bien mauvais état. Peu d'intérêt.
La pluie est la bienvenue et la température est plus clémente.
Samedi 6 avril :
Nous restons sur le parking du restaurant la journée entière. Il pleut toute la matinée et nous en profitons pour faire plein de mises à jour internet. Bernard profite d'une éclaircie l'après-midi pour laver le camion et moi je fais un grand ménage. Nous avons de nombreux visiteurs et entre autres le propriétaire des lieux qui a 80 ans et à l'air d'un bon vivant. Tout le monde l'écoute et rit de bon coeur. Nous avons un traducteur népali - anglais qui nous dit qu'il voudrait savoir le prix de camion et l'acheter. Il propose de nous aider si besoin et va nous chercher du curd (fromage blanc) dans un grand bidon. L'ambiance est très cordiale. Le restaurateur nous livre le thali à domicile et nous fait un grand moment de causette. Bref, une très bonne journée. 

Dimanche 7 avril :
Nous quittons ce bon emplacement et prenons la route de Katmandou. Cette route est superbe. Près de la rivière les rizières sont mises en eau. Les camions viennent chercher du sable, des graviers et des gros galets qui sont chargés dans de gros camions. Nous prenons de l'altitude et le fond de la vallée se couvre de cultures, cultures maraîchères, céréales, maïs, tournesol, bananiers, fèves. Plus loin sur les pans des collines les rizières en étages très étroits montent tout en haut. Les maisons sont plus nombreuses et à l'approche de la capitale la circulation  devient  intense et les bouchons se multiplient.

Lundi 8 avril :
Nous sommes impatients de retrouver Katmandou. Un taxi nous dépose dans le quartier de Thamel. Nous ne sommes pas dépaysés. Peu de choses ont changé, quelques nouvelles constructions, de nouveaux grands magasins, ... Le grand choc est l'arrivée à Durbar Square. Les 2 grands temples ont été démolis par le tremblement de terre. Il n'en reste que des tas de briques. Nous rencontrons une française mariée à un népalais. Il a une boutique en face et était là le samedi 25 avril 2015 à midi. Il n'a eu aucun dégât mais il est encore traumatisé par cette vision des monuments écroulés dont un temple avec de nombreuses personnes tuées à l'intérieur. La reconstruction se fait tout doucement. Les petites maisons ont été les plus vulnérables mais les moins visibles car situées dans les petites rues. Avec sa femme nous parlons de plusieurs personnes que nous avions connues quand nous venions en trek il y a bien ... quelques années. Elle en connaît et nous donne des nouvelles. Bel échange. Nous retrouvons Katmandou avec plaisir, nous ne pensions pas y venir un jour en camping-car.




Mardi 9 avril :
Il pleut ce matin et nous restons dans notre camion, il y a toujours de quoi s'occuper !
L'approvisionnement en eau est un problème ici et nous achetons 2 grosses bonbonnes de 20 litres que le commerçant nous livre à domicile (0.40 € la bonbonne + 0.80 € le transport).
Après-midi nous allons à Katmandou. Nous déambulons dans le quartier de Thamel et alentours très heureux de retrouver cette ville qui n'a pas beaucoup changé.
Mercredi 10 avril :
Nous montons au Swayanbhunath, grand stupa qui domine la ville. Nous retrouvons notre route, les champs d'étendage des draps lavés, la traversée de la rivière et la montée par un sentier puis par 360 marches pour arriver là-haut.



Le tremblement de terre a épargné le monument mais de nombreuses maisons alentour ont été très endommagées.


Nous retournons en ville à pied. C'est une bonne balade ! A midi ce sera un excellent tandori dans un resto au personnel aux petits soins. La visite suivante est pour Pashupatinath, temple hindouiste. Des crémations ont lieu tous les jours et le recueillement est intense. Des saddus sont là pour la photo et ils posent très volontiers moyennant quelques roupies. Nous montons tout en haut de la colline et nous rentrons fourbus à notre stationnement.

Jeudi 11 avril :
La journée est consacrée à la visite de Patan. Cette ville royale a souffert du tremblement de terre. Des temples ont été reconstruits, d'autres sont en cours de rénovation et malheureusement certains sont à l'état de ruines. C'est une ville d'architecture newar comme en témoignent les fenêtres ci-dessous.

Durbar Square est le centre d'intérêt majeur avec ses temples, son palais abrite le musée et on en visite une partie. La statue du roi est surmontée d'un cobra sur lequel est posé un oiseau. Quand l'oiseau s'envolera le roi sera mort ...


Une des cours du palais et la baignoire du roi.

La corvée d'eau est toujurs dévolue aux femmes. La statue au faîte du toit a résisté au tremblement de terre.
 
Une cérémonie dans un temple hindouiste réunit une foule de fidèles porteur d'offrandes.

Un circuit nous amène au Golden Temple en très bon état.

Encore une bonne journée !
Vendredi 12 avril : 
Journée consacrée à Bhaktapur, capitale culturelle du Népal est un patrimoine vivant, le temple de la culture newar. La ville est piétonnière et l'entrée coûte 1 500 roupies soit 12 €. Le site a souffert du tremblement de terre et tout n'est pas encore reconstruit. Première visite, le Durbar Square qui est la place principale comme à Katmandou ou à Patan. La porte d'Or, la statue du roi Bhupatindra Malla, la galerie nationale d'art, le palais au 55 fenêtres, le temple de Pashupatinath avec ses sculptures érotiques ... la fenêtre au paon et les scènes de rue.
 
 







Samedi 13 avril :
Aujourd'hui nous allons accompagner Gisèle et Gérard au lieu du storage, chez un ami à eux. Ils rentrent en France pour 1 mois et nous partirons en France pour 3 semaines le 6 mai. Journée un peu décousue et les visites reprendront demain.
Dimanche 14 avril :
Ce matin rangement et ordi.
Nous avons beaucoup de retard et les placards, bien que peu nombreux, sont un peu en vrac.
Dans l'après-midi nous essayons d'aller voir le festival du Nouvel An à Bakhtapur (le Nouvel An népalais est le 14 avirl et nous sommes en 2076) mais la foule et les bouchons à 3 km avant d'arriver sur le site nous font faire demi-tour. Un gros orage nous tombe dessus et nous ne regrettons pas d'être à notre parking.
Lundi 15 avril :
Nous avons la visite de Thirtu qui est le correspondant de Nicolas, notre organisateur chinois pour la traversée du Tibet. Il est très sympa et nous conseille pour nos visites à venir au Népal.



Nous retournons à Katamandou et pour midi nous allons à l'hôtel Utse.
Lors de nos nombreux treks il y a quelques années c'était notre point de chute avant et après.
Dikie, la patronne est à la réception et elle nous reconnaît tout de suite.
C'est un moment de grande émotion après toutes ces années.
Elle a du mal à croire que nous sommes venus en ccar et appelle son mari.
Ils n'ont pas changé tous les deux, toujours simples et chaleureux
Ce sont des tibétains qui se sont réfugiés ici en 1971 et ont monté une affaire qui tourne bien.
On balade dans Katmandou. Nous avons bien repris nos marques, rien n'a beaucoup changé à part quelques boutiques. La pluie s'invite et nous trouvons refuge sous un auvent. Il y a quelques années il ne pleuvait pas avant le mois de mai. Quand nous arrivions en avril les népalais se plaignaient de ne pas avoir eu une goutte d'eau depuis l'automne. Dernière nuit à Katmandou, demain nous reprenons la route.


Quand on a une rage de dent on vient clouer une pièce ici et le mal s'envole. On a vu des arracheurs de dents à l'oeuvre à cet endroit.

Mardi 16 avril :
Nous prenons la route, sans oublier de faire le plein d'eau avec des bonbonnes, on ne sait jamais.
La capitale est bien encombrée comme toujours. Les cars, camions et parfois les voitures lâchent des nuages épais de fumée noire. C'est ici qu'i faudrait imposer le filtre à particules et la vanne EGR ! Malgré la pluie la route est très poussiéreuse et cela ajoute à la pollution.
Enfin nous attaquons la montée qui va nous conduire à travers les cultures en terrasse à plus de 2 400 m. d'altitude. Le paysage est superbe mais la route est très dégradée par endroit.

Le tremblement de terre d'avril 2015 a fait de gros dégâts ici et ils ne sont pas encore réparés. Les villageois habitent des abris de tôle ondulée et les travaux de reconstruction sont encore en cours.
 
Les cultures occupent tout l'espace et grimpent le plus haut possible. Ici la pomme de terre est omniprésente.
 
Nous nous arrêtons sur la place d'un petit village à 2 200 m. d'altitude. Les habitants sont très chaleureux et discrets. L'orage nous tombe dessus, vent, pluie et grêle accompagnés d'éclairs et de coups de tonnerre.
Mercredi 17 avril :
Ce matin le ciel est bleu et le soleil brille ! Pas d'eau aux fontaines mais un jeune garçon nous en apporte une bouteille. La route est dans un état lamentable, pire qu'hier. Mais le paysage est magnifique et des orchidées sauvages bordent la route.

Des porteuses de feuilles ont bien du mal à descendre ce sentier très glissant. La plus jeune est bien jeune !

Des chèvres et un chat qui remplace la poupée. Un marié bien décoré. C'est un jour favorable pour les mariages, nous en verrons plusieurs.
 
Souvenirs, souvenirs, nous avons franchi une grande quantité de ces ponts suspendus en trek. La route telle qu'elle est depuis hier.

Nous perdons de l'altitude et les rizières s'étendent à perte de vue. Les tisserins et leurs nids si particuliers.

Arrivés au Chitwan, au sud du Népal nous voyons notre premier crocodile et les éléphants qui rentrent à la maison après avoir promené les touristes.

Jeudi 18 avril :
Ce matin nous passons le temps a rien de bien particulier. Un aller-retour en ville pour déposer du linge à laver (10 kg !).  
A 13 heures nous partons pour le safari en jeep. Il faut d'abord s'enregistrer à la police du parc du Chitwan et nous découvrons que nous sommes très nombreux même si les rues semblent vides quand on se promène dans le village. On traverse la rivière Rapti sur une pirogue à fond plat. Il y a près de 15 jeeps pour promener les touristes à travers la jungle. Mais on ne se suit pas et on a l'impression d'être seuls à part aux endroits où il y aura un animal à voir et où on sera 2 ou 3 véhicules. Le parc est très vert et assez ombragé. On voit des biches, des paons, des singes rien d'extraordinaire mais on voit aussi des rhinocéros, des phacochères et quelques éléphants non domestiqués. C'est une belle balade de près de 5 heures même si les animaux restent loin de nous et sont peu nombreux.

Ceux-ci sont dans un centre de reproduction.
 

                                                                                                                           Un rhinocéros très heureux d'être dans l'eau.


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