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NEPAL


Dimanche 31 mars :
Nous quittons l'Inde après plus de 4 mois et demi passé dans cet immense pays.
Les formalités de sortie et d'entrée au Népal sont assez rapides. Nous ne sommes pas très nombreux à cette frontière.
La première impression est le plaisir du calme et d'un silence relatif, pas de klaxons, moins de monde sur la route, une circulation moins dense et plus disciplinée.
Nous voyons des plantations de thé en bordure de route comme en Inde mais personne pour la cueillette.
Plus loin de nombreuses tombes. Un drapeau bleu-blanc-rouge planté sur l'une d'elle nous incite à nous arrêter pour aller voir. Ce drapeau est orné d'une roue sur la partie blanche ... nous interrogeons des népalais. Cela n'a pas de signification particulière, c'est juste une protection.    

Notre bivouac est près d'un camp militaire. Le commandant nous reçoit pour parler de notre circuit. Il est jeune et très sympathique.
Lundi 1er avril :
Petite étape aujourd'hui. Ce matin les porteurs de feuillages en tout genre défilent devant notre véhicule.

Nous allons à la réserve des oiseaux, mais si le site a connu des heures plus glorieuses il est maintenant bien décati. Les bâtiments sont à l'abandon et le touriste se fait rare. Du coup le local tente de nous extorquer quelques dollars, 10 pour le parking !!!  On change de lieu de bivouac mais avant de partir on va voir passer une famille éléphants avec un bébé de 5 mois. Un moment de bonheur. Le petit est la mascotte du village et chacun essaie de le toucher. Une népalaise fabrique des bouses qui sèchent sur des piquets ou en tas carrés, c'est nouveau !



Mardi 2 avril :
Le bivouac devant l'école n'est pas passé inaperçu des enfants du village et même des adultes. Nous avons eu beaucoup de visites que la nuit a stoppées.
Mais ce matin ce sont les élèves qui viennent nous voir. Ils sont en uniforme comme en Inde et sont très respectueux. Je les fais ranger pour la photo et tout ce petit monde s'exécute. Leur maître et leur maîtresse parlent un bon moment avec nous et sont très intéressés par notre circuit et bien sûr notre véhicule. Nous retrouvons le jeu de carrom-board et des enfants très doués.

Nous revenons un peu sur nos pas pour prendre la route de Hille. C'est une très bonne route et nous montons jusqu'à 1 200 m. pour redescendre dans la vallée puis pour remonter à près de 2 000 m. où sera notre bivouac. La montée nous permet de découvrir de superbes paysages de rizières en altitude, de maisons éparpillées dans la montagne, de végétation tropicale avec de magnifiques fleurs de bougainvilliers et d'amaryllis entre autres. Une briquèterie d'un nouveau genre et d'une drôle d'allure mérite une photo. Hille est un gros bourg très vivant et l'accueil est très chaleureux. Nous sommes dans la cour d'une banque pour la nuit. Et le soir le portail est fermé.

Mercredi 3 avril :
Nous quittons la montagne pour redescendre dans la plaine. Les népalais préparent les rizières, les mettent en eau et les labourent.
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Les cultures de maïs, de tournesol et de céréales voisinent avec les cultures maraichères.
Notre bivouac sera encore devant l'école. La moisson bat son plein et plus loin le marché local est très vivant.






Jeudi 4 avril :
Après une bonne nuit devant l'école du village nous continuons sur Janakpur. La région est rurale. Beaucoup de cultures surtout de céréales. Des maisons misérables et quelques vaches ou buffles qui sont attachés devant.  Ils sont efflanqués  et la nourriture donnée dans de grandes gamelles ne doit pas être abondante. L'eau manque, les  ponts traversent des lits de rivière à sec et les maïs toujours avides d'eau sont rachitiques.
Janakpur est une ville de religion hindouiste. C'est ici que ce seraient mariés Rama et Sita (Shiva et Lakshmi). Les temples sont très différents de ceux que nous avons vus jusqu'à présent. Ils sont très colorés et d'architecture moghole. Nous retrouvons l'Inde, ses klaxons, sa vie trépidante et pourquoi ne pas le dire, sa propreté relative ...


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Le musée met en scène le Ramayana et les petits personnages sont animés.

Les petits vendeurs sont toujours là ...

Vendredi 5 avril :
La nuit n'a pas été très calme. Nous avons eu beaucoup de visiteurs et des bavards dans la nuit. Il faisait très chaud et les moustiques ont attaqué en rangs serrés ! De 5 h.30 à 7 h. le temple a diffusé de la musique à fond. Puis on a eu les clochettes pendant encore un bon moment. Ouf ! One ne regrette pas de partir.
Dans cette région de culture Mithila nous allons au centre artisanal des femmes. Il est difficile d'accès. Des femmes peignent des toiles d'inspiration naïves. Elles fabriquent des boites en papier mâché, des miroirs et des tissus imprimés.



Le guide signale le Big Monkey Temple. Un macaque est enfermé dans une cage et le temple est en bien mauvais état. Peu d'intérêt.
La pluie est la bienvenue et la température est plus clémente.
Samedi 6 avril :
Nous restons sur le parking du restaurant la journée entière. Il pleut toute la matinée et nous en profitons pour faire plein de mises à jour internet. Bernard profite d'une éclaircie l'après-midi pour laver le camion et moi je fais un grand ménage. Nous avons de nombreux visiteurs et entre autres le propriétaire des lieux qui a 80 ans et à l'air d'un bon vivant. Tout le monde l'écoute et rit de bon coeur. Nous avons un traducteur népali - anglais qui nous dit qu'il voudrait savoir le prix du camion et l'acheter. Il propose de nous aider si besoin et va nous chercher du curd (fromage blanc) dans un grand bidon. L'ambiance est très cordiale. Le restaurateur nous livre le thali à domicile et nous fait un grand moment de causette. Bref, une très bonne journée. 

Dimanche 7 avril :
Nous quittons ce bon emplacement et prenons la route de Katmandou. Cette route est superbe. Près de la rivière les rizières sont mises en eau. Les camions viennent chercher du sable, des graviers et des gros galets qui sont chargés dans de gros camions. Nous prenons de l'altitude et le fond de la vallée se couvre de cultures, cultures maraîchères, céréales, maïs, tournesol, bananiers, fèves. Plus loin sur les pans des collines les rizières en étages très étroits montent tout en haut. Les maisons sont plus nombreuses et à l'approche de la capitale la circulation  devient  intense et les bouchons se multiplient.

Lundi 8 avril :
Nous sommes impatients de retrouver Katmandou. Un taxi nous dépose dans le quartier de Thamel. Nous ne sommes pas dépaysés. Peu de choses ont changé, quelques nouvelles constructions, de nouveaux grands magasins, ... Le grand choc est l'arrivée à Durbar Square. Les 2 grands temples ont été démolis par le tremblement de terre. Il n'en reste que des tas de briques. Nous rencontrons une française mariée à un népalais. Il a une boutique en face et était là le samedi 25 avril 2015 à midi. Il n'a eu aucun dégât mais il est encore traumatisé par cette vision des monuments écroulés dont un temple avec de nombreuses personnes tuées à l'intérieur. La reconstruction se fait tout doucement. Les petites maisons ont été les plus vulnérables mais les moins visibles car situées dans les petites rues. Avec sa femme nous parlons de plusieurs personnes que nous avions connues quand nous venions en trek il y a bien ... quelques années. Elle en connaît et nous donne des nouvelles. Bel échange. Nous retrouvons Katmandou avec plaisir, nous ne pensions pas y venir un jour en camping-car.




Mardi 9 avril :
Il pleut ce matin et nous restons dans notre camion, il y a toujours de quoi s'occuper !
L'approvisionnement en eau est un problème ici et nous achetons 2 grosses bonbonnes de 20 litres que le commerçant nous livre à domicile (0.40 € la bonbonne + 0.80 € le transport).
Après-midi nous allons à Katmandou. Nous déambulons dans le quartier de Thamel et alentours très heureux de retrouver cette ville qui n'a pas beaucoup changé.
Mercredi 10 avril :
Nous montons au Swayanbhunath, grand stupa qui domine la ville. Nous retrouvons notre route, les champs d'étendage des draps lavés, la traversée de la rivière et la montée par un sentier puis par 360 marches pour arriver là-haut.



Le tremblement de terre a épargné le monument mais de nombreuses maisons alentour ont été très endommagées.


Nous retournons en ville à pied. C'est une bonne balade ! A midi ce sera un excellent tandori dans un resto au personnel aux petits soins. La visite suivante est pour Pashupatinath, temple hindouiste. Des crémations ont lieu tous les jours et le recueillement est intense. Des saddus sont là pour la photo et ils posent très volontiers moyennant quelques roupies. Nous montons tout en haut de la colline et nous rentrons fourbus à notre stationnement.

Jeudi 11 avril :
La journée est consacrée à la visite de Patan. Cette ville royale a souffert du tremblement de terre. Des temples ont été reconstruits, d'autres sont en cours de rénovation et malheureusement certains sont à l'état de ruines. C'est une ville d'architecture newar comme en témoignent les fenêtres ci-dessous.

Durbar Square est le centre d'intérêt majeur avec ses temples, son palais abrite le musée et on en visite une partie. La statue du roi est surmontée d'un cobra sur lequel est posé un oiseau. Quand l'oiseau s'envolera le roi sera mort ...


Une des cours du palais et la baignoire du roi.

La corvée d'eau est toujours dévolue aux femmes. La statue au faîte du toit a résisté au tremblement de terre.
 
Une cérémonie dans un temple hindouiste réunit une foule de fidèles porteurs d'offrandes.

Un circuit nous amène au Golden Temple en très bon état.

Encore une bonne journée !
Vendredi 12 avril : 
Journée consacrée à Bhaktapur, capitale culturelle du Népal qui est un patrimoine vivant, le temple de la culture newar. La ville est piétonnière et l'entrée coûte 1 500 roupies soit 12 €. Le site a souffert du tremblement de terre et tout n'est pas encore reconstruit. Première visite, le Durbar Square qui est la place principale comme à Katmandou ou à Patan. La porte d'Or, la statue du roi Bhupatindra Malla, la galerie nationale d'art, le palais aux 55 fenêtres, le temple de Pashupatinath avec ses sculptures érotiques ... la fenêtre au paon et les scènes de rue.
 
 






Samedi 13 avril :
Aujourd'hui nous allons accompagner Gisèle et Gérard au lieu du storage, chez un ami à eux. Ils rentrent en France pour 1 mois et nous partirons en France pour 3 semaines le 6 mai. Journée un peu décousue et les visites reprendront demain.
Dimanche 14 avril :
Ce matin rangement et ordi.
Nous avons beaucoup de retard et les placards, bien que peu nombreux, sont un peu en vrac.
Dans l'après-midi nous essayons d'aller voir le festival du Nouvel An à Bakhtapur (le Nouvel An népalais est le 14 avril et nous sommes en 2076) mais la foule et les bouchons à 3 km avant d'arriver sur le site nous font faire demi-tour. Un gros orage nous tombe dessus et nous ne regrettons pas d'être à notre parking.
Lundi 15 avril :
Nous avons la visite de Thirtu qui est le correspondant de Nicolas, notre organisateur chinois pour la traversée du Tibet. Il est très sympa et nous conseille pour nos visites à venir au Népal.


Nous retournons à Katamandou et pour midi nous allons à l'hôtel Utse.
Lors de nos nombreux treks il y a quelques années c'était notre point de chute avant et après.
Dikie, la patronne est à la réception et elle nous reconnaît tout de suite.
C'est un moment de grande émotion après toutes ces années.
Elle a du mal à croire que nous sommes venus en ccar et appelle son mari.
Ils n'ont pas changé tous les deux, toujours simples et chaleureux
Ce sont des tibétains qui se sont réfugiés ici en 1971 et ont monté une affaire qui tourne bien.
On balade dans Katmandou. Nous avons bien repris nos marques, rien n'a beaucoup changé à part quelques boutiques. La pluie s'invite et nous trouvons refuge sous un auvent. Il y a quelques années il ne pleuvait pas avant le mois de mai. Quand nous arrivions en avril les népalais se plaignaient de ne pas avoir eu une goutte d'eau depuis l'automne. Dernière nuit à Katmandou, demain nous reprenons la route.


Quand on a une rage de dent on vient clouer une pièce ici et le mal s'envole. On a vu des arracheurs de dents à l'oeuvre à cet endroit.

Mardi 16 avril :
Nous prenons la route, sans oublier de faire le plein d'eau avec des bonbonnes, on ne sait jamais.
La capitale est bien encombrée comme toujours. Les cars, camions et parfois les voitures lâchent des nuages épais de fumée noire. C'est ici qu'i faudrait imposer le filtre à particules et la vanne EGR ! Malgré la pluie la route est très poussiéreuse et cela ajoute à la pollution.
Enfin nous attaquons la montée qui va nous conduire à travers les cultures en terrasse à plus de 2 400 m. d'altitude. Le paysage est superbe mais la route est très dégradée par endroit.

Le tremblement de terre d'avril 2015 a fait de gros dégâts ici et ils ne sont pas encore réparés. Les villageois habitent des abris de tôle ondulée et les travaux de reconstruction sont encore en cours.
 
Les cultures occupent tout l'espace et grimpent le plus haut possible. Ici la pomme de terre est omniprésente.
 
Nous nous arrêtons sur la place d'un petit village à 2 200 m. d'altitude. Les habitants sont très chaleureux et discrets. L'orage nous tombe dessus, vent, pluie et grêle accompagnés d'éclairs et de coups de tonnerre.
Mercredi 17 avril :
Ce matin le ciel est bleu et le soleil brille ! Pas d'eau aux fontaines mais un jeune garçon nous en apporte une bouteille. La route est dans un état lamentable, pire qu'hier. Mais le paysage est magnifique et des orchidées sauvages bordent la route.

Des porteuses de feuilles ont bien du mal à descendre ce sentier très glissant. La plus jeune est bien jeune !

Des chèvres et un chat qui remplace la poupée. Un marié bien décoré. C'est un jour favorable pour les mariages, nous en verrons plusieurs.
 
Souvenirs, souvenirs, nous avons franchi une grande quantité de ces ponts suspendus en trek. La route telle qu'elle est depuis hier.

Nous perdons de l'altitude et les rizières s'étendent à perte de vue. Les tisserins et leurs nids si particuliers.

Arrivés au Chitwan, au sud du Népal nous voyons notre premier crocodile et les éléphants qui rentrent à la maison après avoir promené les touristes.

Jeudi 18 avril :
Ce matin nous passons le temps a rien de bien particulier. Un aller-retour en ville pour déposer du linge à laver (10 kg !).  
A 13 heures nous partons pour le safari en jeep. Il faut d'abord s'enregistrer à la police du parc du Chitwan et nous découvrons que nous sommes très nombreux même si les rues semblent vides quand on se promène dans le village. On traverse la rivière Rapti sur une pirogue à fond plat. Il y a près de 15 jeeps pour promener les touristes à travers la jungle. Mais on ne se suit pas et on a l'impression d'être seuls à part aux endroits où il y aura un animal à voir et où on sera 2 ou 3 véhicules. Le parc est très vert et assez ombragé. On voit des biches, des paons, des singes rien d'extraordinaire mais on voit aussi des rhinocéros, des phacochères et quelques éléphants non domestiqués. C'est une belle balade de près de 5 heures même si les animaux restent loin de nous et sont peu nombreux.

Ceux-ci sont dans un centre de reproduction.
 

                                                                                                                           Un rhinocéros très heureux d'être dans l'eau.


Vendredi 19 avril :
Lever de bonne heure ce matin pour prendre le canoé. Il s'agit d'une barque à fond plat avec des sièges en bois amovibles ce qui permet de s'asseoir les uns devant les autres. La descente de la rivière est très agréable, dans le silence Nous voyons beaucoup d'oiseaux dont des martin-pêcheurs avec leurs belles plumes très colorées en vol et des crocodiles qui ne dorment que d'un oeil. Nous débarquons pour une balade en forêt. Notre guide qui est très agréable nous donne les consignes au cas où un rhinocéros nous courserait : courir en zigzags, si c'est un éléphant courir vers un endroit où les arbres sont serrés et si c'est un tigre il faut lui jeter sa casquette ou son sac à dos pour le distraire ! Mais on comprend bien que vu le nombre de touristes qui passent par ici tous les jours on ne craint rien et d'ailleurs on ne verra aucun animal. Mais la forêt est très belle avec ses nombreux plans d'eau.
La chaleur dans l'après-midi atteint les 42 degrés et nous ne sommes pas très actifs.

sur la photo de gauche, cherchez le crocodile.


Samedi 20 avril :
Direction Lumbini où Bouddah, Siddhartah Gautama a vu le jour. Il fait encore très chaud mais avec la climatisation en roulant c'est supportable.
Les pigeonniers sont plutôt brinquebalants. Attention à la traversée de rhinocéros !  Arrivés sur place nous sommes un peu décontenancés. Le lieu est vaste, on ne se repère pas parce qu'on ne voit rien depuis le parking où nous sommes pour la nuit. La température nocturne ici est encore plus élevée.
Dimanche 21 avril :
Visite du site de la naissance de Bouddha. C'est au milieu d'un espace pas très organisé. On prend un rickshaw car le parking est à 3 km. du lieu. On traverse une zone où il n'y a rien, puis des temples de toutes les régions du monde. Ils sont loin de la route, dans un environnement peu organisé. Ce n'est pas très compréhensible de voir tout cet espace prévu et si peu de choses ...
Statue de Bouddha  et bâtiment qui abrite la pierre marquant le lieu de sa naissance (lieu certifié par les archéologues).



Drôles de pigeonniers dans cette région. Chaque maison possède le sien.

Lundi  22 avril :
Nous sommes sur le parking du resto ou plutôt du temple en construction. Il est près de la rivière  et les principaux personnages de l'hindouisme sont représentés : Shiva et Parvati avec leur fils Ganesh, Hanuman, Shiva couché, le symbole de la fertilité et un gros éléphant noir. En arrière-plan le resto sur pilotis.


Comme le spot est bon nous restons la journée ici. Le matin, ménage ... lavage du camion et après-midi nous bullons parce que la pluie nous tombe dessus à grosses gouttes.
Mardi 23 avril :
Nous quittons notre beau parking après un échange cordial avec le restaurateur. Et ce soir ce sera un parking encore auprès d'un petit temple.
Le paysage est assez varié et nous découvrons un Népal très vert alors qu'en nos années de treks la sécheresse avait tout brûlé.
Les élèves sont toujours très disciplinés. Nous retrouvons les petits escaliers en pierre qui montent à l'assaut des montagnes.

Mercredi 24 avril :
Arrivée à Pokhara. Nous allons en premier au supermarché indiqué par iOverlander. Il est immense et c'est une vraie caverne d'Ali Baba. Il faudra quand même se rendre à l'évidence, les denrées alimentaires ne sont pas variées ...
Beaucoup de touristes en ville et surtout au bord du lac. Les buffles s'immergent dans l'eau pour trouver un peu de fraîcheur ...

Nous partons vers l'ouest en direction de Bablung mais la route annoncée comme étant une autoroute le sera peut-être dans quelques années mais pour le moment c'est un vaste chantier et après une quinzaine de kilomètres nous faisons demi-tour.
Les quelques parkings que nous avions repérés ne sont plus accessibles et nous trouvons un bel endroit sur un terrain appartenant à l'armée où nous sommes les bienvenus. A 18 h.30 le clairon annonce la descente des couleurs et le parking va bientôt fermer.
Jeudi 25 avril :
Nuit très tranquille chez les militaires qui viennent nous demander si nous avons bien dormi. Nous avions repéré un lac au nord-est de Pokhara et c'est l'occasion d'un petit tour dans les bois et près des rizières mais pas de possibilité de bivouac. La visite de la ville nous paraît peu intéressante, une succession de boutiques et la montée à la Pagode de la Paix ne nous donnera pas le plaisir de voir la chaîne des Annapurna. Le temps est bouché et brumeux et nous avons peu d'espoir d'un changement pour les jours à venir. Je ne reverrai pas le Macchapucharre, magnifique sommet en forme de queue de poisson.
Nous quittons la Highway pour monter sur Bandipur. La route en lacets monte rapidement pour atteindre les 1 000 m. à l'arrivée. Mais entre temps, on gros bouchon; Un tracteur est en panne au milieu de la route et bloque tout. C'est l'occasion de passer un moment avec un groupe de touristes français qui sont très intéressés par notre aventure. Nous n'avons pas rencontré beaucoup de compatriotes et nous discutons avec plaisir. Le système D fonctionne très bien ici et le roulement de la roue est réparé et la roue remontée rapidement. Quelques virages plus loin la pelleteuse évacue la terre et c'est un nouvel arrêt, plus court celui-ci.


Le bivouac à Thundikel est près des "5 figuiers". Ce sont d'énormes arbres de différentes espèces qui symbolisent différents dieux hindous. Il y a bien sûr 2 énormes banians ou arbre à bouddha.

Petite anecdote : Pour la première fois depuis notre départ de France nous avons eu un contrôle de police.  Il voulait voir notre permis de conduire. Nous avons présenté le permis international et il n'a pas su tourner la couverture pour pouvoir le vérifier. Il était perplexe et nous a demandé si nous avions le permis ! On lui a dit oui et on a pu repartir.
Vendredi 26 avril :
Bon bivouac très calme. Nous allons visiter le village de Bandipur ce matin. Un peu de marche pour y arriver nous fait du bien. C'est un village newar avec de belles maisons traditionnelles qui possèdent des fenêtres en bois. Nous prenons notre temps pour visiter. Quelques touristes, mais la vie est paisible et chacun vaque à ses occupations.





Samedi 27 avril :
Nous bullons le matin et allons au village pour le repas de midi. Notre resto est dans une maison traditionnelle. Les plafonds sont très bas et il faut penser à baisser la tête. Il faut descendre de 2 étages pour aller aux toilettes dans la minuscule cour. L'escalier en bois est très raide et les murs et plafonds très noirs. Très belle et très ancienne petite maison. Un petit tour dans le village et nous rejoignons notre bivouac.


Dimanche 28 avril :
Il a plu hier soir et cette nuit et il fait plus frais. Nous suivons la route qui continue après Thundikel. Elle passe devant l'hôpital pour finalement arriver au temple du Sabre où nous étions hier. Quelques belles maisons newar.
Au bout du village nous descendons pour aller visiter la magnanerie. La route est en lacet, en pente et en plein soleil. Après près de 3 km nous rebroussons chemin. Nous irons demain avec le camion, il fait trop chaud. Bon thali népalais dans un minuscule resto et nous rentrons au bivouac.



Lundi 29.avril :
Nous quittons Tundikhel et ce bivouac bien calme. Direction Gorkha.
Mais nous avons encore beaucoup de temps et nous arrêtons sous un magnifique banian, près d'un petit resto. Il fait frais ici (pas plus de 32 °) et nous sommes bien. La batterie cellule donne des signes de faiblesse et Bernard démonte toute la soute pour atteindre le point stratégique et faire des mesures. Les élèves qui sortent de l'école viennent nous faire la causette. Ils sont très sérieux et très intéressés par notre périple et par notre véhicule. Les bouteilles verre ou plastique sont bien stockées ... mais après ?


Mardi 30 avril :
Nous allons à Gorkha mais la ville est toute pentue et les parkings inexistants. Dommage ! Nous retournons sous notre banian où le temps s'écoule lentement. Une consolation, le resto est tout petit mais le cuisinier est excellent.
Mercredi 1er mai :
Nous redescendons dans la vallée et nous arrêtons à Manakamana sur le parking du téléphérique. Il y a une grande foule qui fait la queue pour monter dans les cabines direction le temple. Nous irons demain. Au milieu des cabines il y a en a une dédiée au transport des animaux et nous entendons des bêlements. Mauvais signe pour la biquette !
Jeudi 2 mai :
Nous montons au temple avec les télécabines. De 300 m. nous arrivons à 1.300 m. Le prix est de 20 $ pour les étrangers et 5 € pour les népalais. A ce tarif nous strapons la file par un accès direct. La montée est impressionnante et se fait en 2 paliers.

Arrivés à destination il s'agit en fait d'un petit village, essentiellement de commerçants qui s'est bâti autour du temple. Beaucoup de monde au temple, beaucoup de monde qui attend pour donner son offrande qui est parfois un coq ou un jeune bouc. Le sacrifice a lieu dans un local derrière le temple. On leur coupe la tête et on donne le corps au propriétaire qui le descend dans un grand sac. Beaucoup d'indiens parmi les fidèles. Beaucoup de photos et de selfies.
Il fait très chaud. Nous dépassons les 40 degrés et dans la nuit le thermomètre reste à plus de 28, c'est difficile à supporter.


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Et toujours les "vieilles canailles", toujours prêts à réclamer des roupies ... et les fidèles en donnent contre quelques marques colorées sur le front





Vendredi 3 mai :
Nous prenons une route qui mène à Dhading. Elle est très belle et passe dans les rizières, les cultures de courgettes et autres cucurbitacées. La ville de Dhading est très grande et très animée mais pas possible de trouver un bivouac.
Nous nous arrêtons sur la route principale et avons la visite de petites népalaises très mignonnes. Elles seront suivies par leur maman qui prend des tas de photos.

Samedi 4 mai :
Direction Kathmandou. La route depuis Pokhara est bonne mais dans la montée elle est parfois dégradée. Les bus et les camions sont nombreux et ne facilitent pas la circulation. Mais la température est plus agréable et nous respirons. Nous retrouvons notre parking et il fait bon.
Dimanche 5 mai :
Nous prenons l'avion demain pour un retour en France de quelques semaines. Nous allons nous balader dans Kathmandou que nous avons toujours beaucoup de plaisir à retrouver. Et l'après-midi est consacrée au rangement et à faire les bagages.
Et une grande surprise nous attend en Auvergne. Nous allons faire la connaissance de notre petit-fils né ce matin avec quelques jours d'avance.

La suite à partir du 26 mai.

Mais avant, une vue des Annapurna au-dessus des nuages ...



Dimanche 26 mai :
Retour au népal.
Après un voyage avion qui s'est déroulé dans de très bonnes conditions nous arrivons à Katmandou.
Nos amis Gisèle et Gérard sont sur le parking de l'aéroport.
A peine arrivés nous avons la visite de Thirtu qui va nous obtenir les visas chinois. Il y a un long questionnaire à remplir ... sous sa surveillance. Pas de droit à l'erreur pour cette destination.
Nous allons ensuite sur notre lieu de storage et la journée est déjà bien remplie. Alors, au lit !

Lundi 27 mai :
Dure journée.
Tout d'abord le véhicule ne veut pas démarrer. La batterie n'est pas assez chargée. Bernard branche des câbles sur la batterie de Gérard, sans succès. Des népalais nous apportent 2 grosses batteries, sans résultat. On a appelé Thirtu et Ram (le guide népalais qui nous a trouvé le storage). Thirtu arrive avec 2 mécanos qui diagnostiquent que c'est bien la batterie mais n'arrivent pas à un meilleur résultat. Que faire ? On appelle alors Irwin qui est le patron du garage très connu des camping-caristes. Ils arrivent à quatre avec des câbles et une batterie et, miracle, le camion démarre ! Le câble de Bernard n'était pas assez gros pour cette batterie. Du coup on suit Irwin jusqu'à son garage, il commande une batterie et la change dans la foulée. Ouf ! Pas de gros soucis mécaniques sur ce voyage ou pour le moins des soucis vite oubliés.
Nous apprenons que c'est jour de grève à Katmandou. Dans la nuit des bombes ont explosés tuant 4 personnes. On nous recommande la plus grande prudence.

Mardi 28 mai :
Du garage nous allons sur le parking de l'aéroport, notre parking favori, 1 € la journée, gardé. Pas gardé la nuit mais ce n'est pas un problème.
Excellent repas au petit resto sur le parking.
Balade dans Katmandou. Quelques bijoux à réparer. On se perd dans des petites rues. Il y a toujours quelque chose à voir. Que du bonheur !


Nous partons pour Bodnath en fn de journée. Le stupa est majestueux, coincé dans la ville. Les pèlerins dont de nombreuses tibétaines en tenue traditionnelle font le tour de ce monument en priant et faisant tourner les moulins de prière. C'est calme et recueilli, un bon moment.


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Mercredi 29 mai :
Les sites les plus importants de Katmandou ont déjà eu notre visite. Nous avions repéré des grands bouddhas vers le Swayanbunath et décidons d'y aller voir. Il s'agit d'un Bouddha Park mais ce n'est pas un parc d'attraction, c'est un ensemble d'édifices religieux. Il y a 3 immenses statues dorées de bouddha : le Bouddha du passé, celui du présent et celui de l'avenir. Il y a aussi quelques petits temples et moulins de prières géants dans ce lieu.

A l'entrée du site un grand bassin est tapissé de pièces de monnaie. Du personnel est en train de rassembler les pièces, de les mettre dans des seaux et de les évacuer vers un lieu où elles sont triées. Le défi consiste à les lancer dans une cruche posée aux pieds d'une statue.

De là nous montons au Swayambunath que nous revisitons avec plaisir.


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Une autre "vieille canaille" qui louche pour voir quel billet je vais lui donner.

Après un bon petit repas nous recevons un appel de Thirtu, problème pour le visa chinois.  Nous retournons au parking. L'ambassade chinoise veut nous voir. Il ne sait pas quel est le problème. Il pense que c'est notre passage par le Pakistan qui  ne leur plaît pas. Il monte des scénarios pour  demain  et nous demande de ne pas lui couper la tête si le visa est refusé. Je préfère ne pas envisager cette possibilité !
Un gros orage nous tombe dessus et la température descend pour notre grand plaisir.

Jeudi 30 mai :
Journée visas chinois. Nous avons rendez-vous à 9 h.30 mais Thirtu est là à 8 h.30 et nous arrivons largement en avance. Il est très stressé et n'arrête pas de nous dire qu'il a fait de son mieux et que si c'est non il ne faudra pas lui en vouloir. On ne se laisse pas gagner par son inquiétude.
Après quelques minutes d'attente à l'accueil de l'ambassade chinoise je suis appelée - Thirtu a décidé que "Annie Mam" parlait bien anglais donc je représente le groupe. Un jeune chinois souriant me pose des questions sur nos liens avec Gisèle et Gérard, nos métiers avant la retraite et surtout le pourquoi de notre séjour au Pakistan. Il ne sait pas ce qu'est un camping-car. Après explications puis détail de notre circuit avec obligation de traverser le Pakistan il paraît satisfait. Il ne souhaite pas voir les autres voyageurs. Il ne reste plus qu'à attendre et croiser les doigts.
Au prochain message vous aurez la réponse.
... Thirtu a reçu un appel de l'ambassade qui bloque sur notre séjour au Pakistan. Il doit leur fournir une attestation disant que nous n'avions pas le choix pour notre circuit et que ce pays était incontournable. Il a engagé sa responsabilité pour nous.
Mais ... nous avons les précieux sésames. Alors APERO !

Vendredi 31 mai :
Nous quittons Katmandou pour de bon. Passés les gros embouteillages récurrents nous prenons la route pour le Tibet.
Elle devient assez rapidement mauvaise. Des kilomètres de trous, de gros cailloux, de route détrempée ... difficile de dépasser les 15 km/h. Nous rejoignons ensuite une route excellente sur une dizaine de kilomètres puis c'est très mauvais pour finir par une route goudronnée qui monte jusqu'à 1 200 m. Nous avons avancé de 97 km malgré tout. Le bivouac est devant une petite boutique près d'un bus scolaire. Nous avons quelques visites dans la soirée mais c'est très calme.


Samedi 1er juin :
Les visiteurs sont nombreux ce matin. Des enfants bien sûr et toujours ici. Un père et son bébé qu'il coucoune beaucoup, la maman, de jeunes adultes qui viennent nous demander où on va et qui nous demandent de rester la journée ici parce que le Tibet est seulement à 4 heures de route. Nous passons un moment très agréable presque en famille. Les népalais sont des gens très calmes, très doux. Le papa improvise un jeu avec les enfants et il chante une comptine.

Nous prenons la route, goudronnée pendant quelques kilomètres. Nous avons droit à un enregistrement de la police qui ne sera pas le seul. La route devient une piste épouvantable. Le camion est fortement malmené jusqu'au moment où il est impossible de monter un morceau de piste sableux. Bernard s'y prend à plusieurs fois. L'embrayage souffre, les pneus patinent, la poussière nous envahi et enfin il  arrive à passer. Ouf ! Nous faisons une pause.
Nous traversons quelques hameaux. Cette région est assez peuplée. Les habitations ponctuent les terrasses cultivées.
Les femmes portent de lourds fardeaux, feuilles ou branchages pour les animaux, hottes remplies de gravier ou autre matériau, sacs bien pleins. Les hommes portent eux aussi mais moins souvent. Les femmes tissent sur un métier rustique.
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Quelques passages difficiles et nous retrouvons le goudron qui sera dégradé par endroit. Arrêt à Syabru Bezi après 46 km pour 5 heures de route.
Bivouac au bord de la rivière. Contact chaleureux avec un groupe de jeunes de Singapour.

Souvenirs, souvenirs : en 1996 notre premier trek au Népal a été dans cette région du Langtang. Nous sommes partis de Dunche pour revenir par Syabru Bezi.


Dimanche 2 juin :
Dernières courses, dernières photos, dernière vidéo avant de quitter le dernier village avant la frontière tibétaine.
Les 14 km restants sont de la piste pas trop pourrie. Peu avant la sortie du Népal des dizaines de camions sont garés au bord de la route ou sur des parkings en attente de ... passer la frontière sans doute. Mais ils ont l'air stationnés là depuis longtemps. La douane nous remplit le "carnet de passage en douane", le fameux CPD qui nous permettra de récupérer la caution de notre camion auprès de l'Automobile Club à notre retour en Auvergne.
Nous bivouaquons sur le parking d'une guest house en attendant de passer au Tibet demain.




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