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RUSSIE - UKRAINE



Vendredi 5 juillet :

La route est défoncée pendant 170 km. Tout saute dans le camion. Nous roulons à 40 km/h maximum et ce soir l'étape sera plus courte que prévu.
Le paysage a changé. C'est toujours le plat pays mais on voit des étendues de céréales à perte de vue. La campagne est moins désertique.

Samedi 6 juillet :
La route est en bon état mais les paysages ne sont pas plus variés qu'hier. A Saratov nous franchissons un pont interminable sur la Volga. Les églises orthodoxes ont toujours le charme de leur clocher en forme de bulbe.

Dans beaucoup de pays de l'ex-URSS le gaz est transporté par des tuyaux aériens qui s'adaptent aux exigences d'un portail, d'un jardin, ...

Ce soir c'est la crise à bord. Les téléphones sont déchargés, le GPS ne veut plus ne faire et les tablettes se déchargent à grande vitesse ... tout va de travers et en plus la connexion est nulle à notre bivouac. En fait les chargeurs du camion sont en panne et le GPS a un faux contact dans son alimentation. Après quelques manoeuvres tout rentrera dans l'ordre.

Dimanche 7 juillet :
Ce matin je reprends le volant. Notre assurance en me permettais pas de conduire et dans certains pays la conduite était aléatoire mais ne Russie le code de la route est respecté et je relaie Bernard pour la conduite. Ce matin un camion de poules se gare près de nous. Pauvres poules !
De grands champs de tournesols, de céréales, de maïs bordent la route sur des surfaces impressionnantes. Après Kursk et en approchant de l'Ukraine on rencontre des petits villages. Des cigognes nous surprennent. Les maisons sont misérables et flanquées de jardins potagers bien entretenus.



Ce sera ensuite le passage de la frontière. Les premiers russes sont très souriants mais les suivants vont nous faire comprendre que nous sommes à leur merci. Nous sommes les seuls à cette douane. Il faudra attendre près de 20 minutes pour que des douaniers viennent s'occuper de nous et ils vont bien s'en occuper. Le camion est fouillé dans les moindres recoins. Bernard doit tout sortir et ouvrir tous les coffres y compris ceux qui sont sous le lit. Un des douaniers fait même ouvrir le compartiment de la cassette à caca ! Je dois dire quel est le linge qui trempe dans un récipient. La barbe. Le même duanier nous demande si nous avons des armes, des pistolets, de l'or, de la drogue,des icônes et de l'argent liquide. Il passe sous le camion dans une fosse et interroge sur le bac d'eau sale La policière étudie nos passeports et veut savoir pourquoi le Pakistan, l'Amérique du sud, ... Il faut garder son calme mais c'est dur !
Côté ukrainien ils sont moins curieux mais veulent savoir si nous avons de la vodka et de la bière russe. Ouf ! ils ne les confisqueront pas.
Sommes-nous punis parce que nous allons en Ukraine et ensuite parce que nous venons de Russie ? Nous sommes passés 2 fois ici mais dans l'autre sens et nous n'avons pas souvenir de personnes aussi tatillonnes.
Le bivouac est sur un parking TIR qui a doublé son prix par 4 en 3 ans.
Après explication (!) il avait compris que nous restions 3 nuits. Donc il a à peine doublé son prix.

Lundi 8 juillet :
Je commence par une petite anecdote sur la difficulté à lire les étiquettes en cyrillique. J'ai acheté un flacon de Nivéa en pensant qu'il s'agissait de lait de toilette. Quand je l'ai fait couler je me suis rendue compte que c'était du gel douche. Hier je retente le coup avec du Dove. Je traduis soigneusement l'étiquette avec l'appareil photo de mon traducteur et j'achète. Ce matin je tartine mes bras et mes jambes avec un petit doute sur le produit. Quand je me suis rincé les mains j'ai compris mon erreur. S'il avait plu j'étais lavée !
Journée étape aujourd'hui encore. La route est bonne et en autoroute pour une bonne partie. A midi nous sommes à Kiev et ne résistons pas au plaisir de traverser cette capitale. Il fait beau et les terrasses des restos et des cafés ont fait le plein. C'est une ville immense et très active. Elle mériterait sans doute une visite prolongée.
Petit rappel des évènement de janvier 2014 et grande avenue

J'ai repris le volant depuis hier et c'est mieux de partager les grandes étapes. Avant-hier 604 km et aujourd'hui 531

Mardi 9 juillet :
Journée étape. Elle est moins monotone parce que les paysages changent et que la densité de population est plus importante.
Arrêt au cimetière Lychakiv de Lviv qui peut être comparé au Père-Lachaise. Il abrite les sépultures de nombreux artistes; scientifiques et politiciens polonais, autrichiens et ukrainiens.


La route monte ensuite dans la forêt, nous sommes voisins de la Roumanie, de la région des Maramures. Nous atteindrons 1 000 m. d'altitude et l'air est frais.  Une statue de joueurs de cor domine la route. Et après une égise bien clinquante se voit de loin.

Heureusement nous redescendrons dans la plaine et passerons une nuit moins fraîche.

Mercredi 10 juillet :
Comme hier des habitants vendent des fruits et des légumes devant leur porte. Je refais le plein de tomates et d'abricots. Ils sont délicieux et nous avons été privés de fruits et légumes depuis un bon moment.

Après quelques kilomètres nous sortons de l'Ukraine et passons en Hongrie, en Europe. Les douaniers sont un peu curieux et pinailleurs mais ils font leur job. Le passage durera quand même 2 heures. Nous sommes nombreux à ce poste mais une file est réservée au EU et EEA et elle avance un peu plus vite.
Nous ne prenons pas l'autoroute, la route est très agréable. Ells traverse de grandes cultures de tournesols, de maïs, de blé, puis des bois et de petits villages.
Après avoir eu des averses dans la traversée de l'Ukraine nous apprécions le soleil avant de nous plaindre bientôt qu'il fait trop chaud ! ...


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