ARGENTINE du 29 novembre au 16 décembre 2016
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Mardi 29 novembre : MONTEVIDEO – COLONIA DE SACRAMENTO
Première occupation : faire remplir les bouteilles de gaz. On avait repéré une boutique, mais on nous rendra les bouteilles qu'à 15 heures. Et enfin le départ. Chacun sa route et déjà des rendez-vous de prévus : péninsule de Valdès, … Première nuit au bord de la mer et nous retrouvons Babette et François, Josette et Joël !

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                                                          Puente International General San Martin entre Uruguay et Argentine

Jeudi 1er décembre : BAHIA BIANCA : 602 km - 1 435 km
Ce matin c'est la routine : le plein d'eau, le retrait de pesos, quelques courses mais pas trop puisque nous ne pouvons passer les « frontières » des régions avec des produits alimentaires frais (fruits, légumes, viandes, œufs, fromages, graines, …) Encore une bonne route au milieu de grands espaces peuplés de bétail essentiellement des bovins, quelques cultures et très peu d'habitation. Ce soir bivouac et restaurant.

Vendredi 2 décembre : BALNEARIO DEL CONDOR : 327 km - 1 762 km
Nuit calme. L'achat de la carte SIM pour le téléphone se révélera assez compliqué, mais de proche en proche nous arrivons chez Clario et repartons avec une carte SIM et une connexion 3G. Entrée en Patagonie et 2 contrôles sanitaires pour les produits frais – contrôleurs aimables et contrôles légers. Route jusqu'à la mer et la falaise des perroquets. Les équipages Braillard et Gaimard (les BG) se joignent à nous en fin d'après-midi. Nous partageons le pot de l'amitié et c'est une belle soirée !

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Samedi 3 décembre : BALNEARIO DEL CONDOR : 222 km - 1 984 km
Ce matin la falaise des perruches, magnifique, impressionnante, grandiose, pas de mots pour décrire l'image de cette falaise percée de trous qui servent de nids aux perruches. Cette falaise s'étend sur plusieurs kilomètres de long et mesure une cinquantaine de mètres de haut. Le charivari des cris d'oiseaux est assourdissant. Ils volent en escadrille et étalent leurs belles plumes aux couleurs vives. Nous ne nous lassons pas de ce spectacle extraordinaire, c'est un pur moment de bonheur.  
Nous poursuivons par une visite à l’observatoire des lions de mer, très différents, ces animaux sont vautrés par centaines sur la plage et leur immobilité contraste avec l'agitation des perruches. Nous continuons par la route côtière jusqu'au moment où le sable recouvre la piste et rend celle-ci difficile. François s'ensable, Bernard aussi, François remet ça et un argentin, conducteur d'un tractopelle vient le sortir d'affaire. L'aventure nous fait hésiter à poursuivre par cette piste et le demi-tour nous semble plus sage. Notre bivouac sera sur la très agréable plage d'hier. Un bon apéro nous remettra de nos émotions.

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Dimanche 4 décembre : PENINSULE DE VALDES : 538 km - 2 542 km
Journée étape. Un gros orage nous tombe dessus mais le ciel redevient bleu et nous roulons sans encombre sur cette route monotone et droite au milieu d'une végétation de peu d'intérêt. Arrivés sur la péninsule de Valdès nous verrons de nombreux guanacos (cousins des lamas). Nous rejoignons Monique et Erick et 2 autres couples de français au camping – Gégé avec qui nous étions à Montevideo, son épouse Géraldine, Jean-Paul et Marie-Françoise qui sont arrivés sur le cargo avec leurs véhicules, Et devinez ? Un autre apéro pour les retrouvailles ! Moment de partage très amical.

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Lundi 5 décembre : PENINSULE DE VALDES : 212 km - 2 734 km
Pas de chance aujourd'hui, le mauvais temps arrive avec un vent très froid. Avec Monique et Erick nous partons courageusement pour la pointe des Baleines mais au bout de quelques centaines de mètres de piste nous faisons demi-tour découragés par la pluie qui tombe et le ciel qui n'augure pas d'une éclaircie. 

Nous passerons le temps … en attendant qu'il change.

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Mardi 6 décembre : PENINSULE DE VALDES : 6 km - 2 740 km
Nous irons à la pointe des Baleines ce matin, le temps est superbe, beau ciel bleu ! La piste est agréable et au bout de 5 km de marche nous arrivons à la pointe … pour voir quelques malheureux lions de mer vautrés au bord de l'eau. Activité : zéro ! La marche nous a dégourdi les jambes après ces journées de camping-car. Monique et Erick poursuivent leur route et nous allons à la Punta Cantor où les pingouins nous amusent un moment. A la Punta Norte seuls quelques éléphants de mer sont vautrés sur la plage. C'est impressionnant de voir ces animaux énormes échoués là, comme morts ! Le ripio (piste) est de bonne qualité. Nous longeons une mer d'une magnifique couleur turquoise et ne regrettons pas notre après-midi même si nous n'avons pas vu grand-chose.

 
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Mercredi 7 décembre : TRELEW : 417 km - 3 157 km
Journée un peu désorganisée ! Quelques courses ce matin à Punto Madryn, puis nous allons à Gaiman qui est donné pour une petite ville galloise avec des superlatifs très flatteurs. En fait c'est une ville morte, pas une boutique ouverte, pas un bar gallois, personne dans les rues, bref rien à voir. On hésite à aller à Punto Tombo et d'hésitation en hésitation nous nous retrouvons le soir à Trelew. Une journée à oublier bien vite.

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Jeudi 8 décembre :  CAMERONES : 380 km – 3 530 km  
Jour férié en Argentine ainsi que le 9 décembre et ensuite le week-end !  
Bernard va visiter le musée paléontologique à Trelew et sort enchanté de sa visite. Je garde le camion que les gardiens nous déconseillent de laisser seul sur le parking. Nous repartons sur la nationale 3 pour ensuite prendre la direction de Punta Tombo sur une route goudronnée puis du ripio. Mais c'est plutôt bon.
Le site des pingouins de Magellan est très bien organisé et nous recevons toutes les consignes de bonne conduite envers ces animaux. Le chemin est d'environ 3,5 km et nous marchons sur des passerelles au milieu des pingouins. Au début du circuit nous découvrons des nids avec la maman et ses petits, souvent 2 et quelquefois un œuf délaissé, parce que sans doute non fécondé. Ensuite la colonie s'organise et surtout se rend à la mer pour pêcher et nourrir les petits. Tout ce petit monde avance en se dandinant et c'est un spectacle réjouissant. 
Jeudi 8 décembre :  CAMERONES : 380 km – 3 530 km  
Jour férié en Argentine ainsi que le 9 décembre et ensuite le week-end !  
Bernard va visiter le musée paléontologique à Trelew et sort enchanté de sa visite. Je garde le camion que les gardiens nous déconseillent de laisser seul sur le parking. Nous repartons sur la nationale 3 pour ensuite prendre la direction de Punta Tombo sur une route goudronnée puis du ripio. Mais c'est plutôt bon.   
Les mères poussent les petits à l'eau sans trop de ménagement. Ces animaux sont très à l'aise dans l'eau et se déplacent comme des torpilles et tout d'un coup tout le monde sort de l'eau dans la précipitation … que se passe-t-il ? on ne saura pas. Plus loin c'est une anse où l'eau est calme et l'activité principale consiste à faire des tours sur soi-même en montrant son beau ventre blanc. Nuit à Camerones face à la mer et bon repas de gambas offertes par Babette et François, Josette et Joël, arrosées par un bon vin blanc argentin. 

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une autre vidéo

 
Vendredi 9 décembre : COMODORO : 346 km – 3 876 km
Encore des pingouins ce matin à Cabo Dos Bahias. Le site est moins important mais tout aussi intéressant. La mer est turquoise foncé, bordée par des roches rouges et la vue du belvédère est superbe sur une côte découpée et de nombreuses petites îles. Des scientifiques mesurent et pèsent les bébés pingouins. Certains adultes claquent leur bec, d'autre émettent un cri proche du braiement d'un âne ! Et encore la N3 au milieu de la pampa et pas un seul village, pas une seule maison. Des portails ou barrières indiquent l'entrée d'une estancia mais on ne voit aucun bâtiment près de la route. Nous arrivons enfin à Comodoro et à son camping.

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Samedi 10 décembre : SARMIENTO : 224 km – 4100 km
Petit cafouillage au départ, nous allons au sud alors qu'il faut aller au nord, mystères du GPS pas toujours bien maîtrisé ! On retrouve le nord et on traverse des champs où de nombreuses girafes pompent le pétrole. C'est surprenant.  
Nous nous retrouvons quand même au Bosque Petrificado Jose Ormachea Des troncs d'arbres vieux de 65 millions d'années ont été pétrifiés au fil des millénaires. Le cadre est minéral cela nous change de la pampa, nous apprécions cette visite très, très ventée. Nuit dans la nature à Sarmiento.

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Dimanche 11 décembre : PUERTO DESEADO : 465 km – 4 572 km
Retour de Sarmiento avec une nouvelle traversée des champs pétrolifères. Encore une traversée de Comodoro où nous souhaitons visiter le musée du pétrole, hélas c'est dimanche et il est fermé. Alors nous poursuivons notre route jusqu'à Puerto Deseado, par la N3 puis par une route secondaire. Nos prenons quelques centaines de mètres d'altitude et le paysage est à peine moins monotone. Après un gros orage nous arrivons au camping de Puerto Desadeo qui n'est pas folichon ! Le propriétaire est très sympa mais il ne fait pas beau et nous sommes les seuls campeurs. Demain sera sans doute un meilleur jour !

Lundi 12 décembre : PUERTO SAN JULIAN : 401 km – 4 973 km
Mauvais temps ce matin et pas très chaud. On fait un tour dans cette petite ville pas très animée pour trouver une banque et un Movistar. Arrêt à l'office de tourisme où nous sommes très bien renseignés par une jeune femme qui trouve beaucoup de choses à voir ici ... On voulait prendre un bateau pour aller voir sur l'île en face, les pingouins Gaimard (et oui, cela ne s'invente pas!) qui ont de très beaux cils très colorés, mais le mauvais temps rend la traversée impossible. On reprend la route sous des averses et surtout de grosses rafales de vent. Le ccar consomme le gas-oil à une vitesse impressionnante, près de 15 l. au 100 km à cause du vent de face. On arrive à Puerto San Julian et sur la route du camping nous trouvons les BG sur le bord de mer. Notre bivouac sera au même endroit.

Mardi 13 décembre / PUERTO SAN JULIAN
Matinée consacrée à résoudre nos problèmes de carte SIM. Bernard charge sa carte Movistar et il aura tout dépensé dans l'après-midi ! Il y a des fuites ! On se fait expliquer le fonctionnement du téléphone et avec Josette et François on teste nos communications sur place. C'est bon, tout un chacun peut s'appeler ! On croise Erick ce soir et on teste également les communications téléphoniques avec lui. C'était dommage de ne pas pouvoir s'appeler avec nos cartes argentines. Visite de la réplique du navire de Magellan, construite à l'identique paraît-il. Des mannequins donnent de la vie à ce navire et la visite est agréable. Après-midi visite du musée des pionniers avec quelques « vieilleries » d'époque, mais bonne visite aussi, sans prétention. Une grande balade dans cette ville, comment dire … sans surprise. Et devinez, apéro avec Monique et Erick. De rencontre en rencontre on va devenir des vrais pochtrons !!!

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Mercredi 14 décembre: PARC NATIONAL MONTE LEON : 234 km – 5 212 km
Après une journée froide, le beau temps est revenu et il va même faire chaud ! Jusqu'à 28°. Nous quittons Puerto San Julian par le chemin côtier qui repart vers le nord - très belles vues sur une côte bien découpée - ripio acceptable. La RN3 sera encore une fois notre route au milieu de la pampa. Beaucoup de groupes de guanacos près de la route et 2 nandous, toujours aussi difficiles à photographier. Pour entrer au parc national nous devons nous enregistrer quelques km avant auprès des gardes et après 20 km de ripio très mauvais nous arrivons au bord de l'océan. La marée est basse avec un très fort coefficient, ce qui nous permettra de nous balader un grand moment sur la plage, moment de sérénité ! Les visites seront pour demain après une nuit tranquille en pleine nature et un beau lever de lune vers 23 h. Les jours rallongent en descendant au sud et il fait jour jusqu'à 22h.30.

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La feinte du crabe qui se cache des prédateurs.

Jeudi 15 décembre : RIO GALLEGOS : 239 km – 5 451 km
Pendant notre petit déjeuner nous voyons passer un zorro gris (un renard). Il fait son petit tour matinal, bien tranquille. Le vent qui était très fort comme souvent est tombé vers 21 h hier soir et s'est levé vers 8 h ce matin. On s'en est bien rendu compte à cause de l'activité de l'éolienne au-dessus de nous, Nous allons au belvédère de la tête de Leon d'où nous avons une belle vue sur des lions de mer « attaqués » par la marée montante. Et surprise et beaucoup de chance, nous apercevons 2 baleines Après 3 km de marche nous arrivons au site des pingouins. Spectacle toujours aussi captivant, les mères avec leurs petits qui commencent à être bien grands … les jeux dans l'eau où ils montrent leur ventre blanc, les cris des adultes, les appels à la nourritures des petits. Encore le ripio façon tôle ondulée pour celui-ci ! Et à nouveau la RN3 avec beaucoup de guanacos près du bord et des carcasses de guanacos parce que ces animaux ont tendance à traverser au dernier moment pour rejoindre le troupeau. On verra même des nandous (cousins de l'autruche) qui se laisserons photographier, et même des flamants roses ! Heureusement qu'il y a des animaux pour créer un peu d'animation parce que nous ne traversons pas de villes, pas de villages et ne voyons personne.

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Vendredi 16 décembre : RIO GRANDE : 409 km – 5 960 km
Beau temps ce matin mais cela ne va pas durer. Nous sortons d'Argentine et entrons au Chili. Les formalités se font dans le même bureau, c'est rapide et bien pratique. Au contrôle des denrées, je me fais délester des citrons verts et la contrôleuse part avec ma boite d’œufs sous le bras Je l'arrête, reprend la boite, je l'ouvre et casse un œuf pour lui faire voir qu'ils sont durs. Du coup elle me les rend.  
Plus tard le ferry nous fait traverser le détroit de Magellan et nous sommes sur l'île de la Terre de Feu. Nous sommes à un endroit mythique, ils disent ici « la fin du monde ». Le paysage change et c'est super : troupeaux de moutons, collines, herbe verte, fleurs et même petits ruisseaux. Nous ressortons du Chili, il y a une queue de dizaines de personnes au poste frontière et il fait un froid de canard. Juste avant nous avons eu le spectacle d'un troupeau de centaines de moutons qui traversait la route. Tout se passait bien quand un mouton a fait demi-tour suivi bien sûr par beaucoup d'autres. Quel spectacle, les chiens courraient, les hommes gesticulaient et les moutons sautaient!!! Et puis les chevaux des gauchos se sont échappés au grand dam des gardesfrontière. Un bon moment de détente pour nous.  
Ensuite entrée en Argentine un peu encombrée aussi. Nous arrivons à Rio Grande. Cette ville honore plus que toute autre les héros des Malouines : statues, avion et char exposés et un grand espace de mémoire. Le bivouac sera dans un petit hameau au bord de la route où nous retrouvons les BG. Monique et Erick ont traversé jusqu'à El Chaten, leur circuit est différent du nôtre parce qu’ils veulent assister à une grande fête fin janvier.

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Bizarre : 2 têtes et 3 culs !!!   

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