ILE DE CHILOE - SANTIAGO du 11 au 27 février
             
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Samedi 11 février : QUELLON : 20 km – 10 920 km 
Vite, vite, ce matin il faut aller au bureau de Navieraustral. La chance est avec nous, rendez-vous à 9 h à l'embarcadère et nous partons pour l'île de Chiloé. Bernard a bien négocié le changement de réservation et si nous regrettons de ne pas monter au volcan qui a détruit Chaiten en 2008, ce regret est atténué par le brouillard qui envahi tout et bouche l'horizon. Après 4 h. environ de traversée nous arrivons à Quellon. On va jusqu'à l’extrémité sud de la ville, arrivée de la « pan american highway » qui part de l'Alaska pour arriver ici, au Chili. En passant on remarque des cavaliers, des chevaux, une arène, alors on choisit un camping proche en espérant assister à un rodéo. Gagné, rodéo aujourd'hui et demain et on peut y aller à pied. Les vacances sans souci commencent.
 
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Dimanche 12 février : CASTRO : 191 km – 11 111 km
Nous retournons au rodéo ce matin, mais il n'y a pas beaucoup d'animation à part dans l'arène. Au bout d'un moment on se lasse du spectacle. Des veaux sont entassés dans un couloir sous les gradins. Ils entrent l'un après l'autre dans l'arène et sont pourchassés par 2 cavaliers qui essaient de les coller contre une des parois. L'animal est bousculé par les chevaux et il est secoué sans ménagement quand il tombe et tarde à se relever. C’est trop violent pour nous. Mais nous ne connaissons pas les règles ... Les cavaliers n'ont rien à voir avec les gauchos de Patagonie, ils ont des éperons en forme de soleil, leurs pieds sont emboîtés dans des étriers. Ils portent un pantalon rayé, un poncho court, de fines chaussures noires et un chapeau à larges bords. Nous quittons Quellon direction Cucao. La route suit 2 lacs avant d'arriver au bord de l'océan. C'est jour de communion dans la petite église du village. Il y a 8 communiants garçons et filles en aube et couronne de fleurs blanches pour les filles. On ne peut pas parler de recueillement. Ils sont très cools, se dandinent au son de la musique et la sœur qui s'en occupe passe son temps au téléphone. Deux guitaristes et un accordéoniste animent la cérémonie. On ne sait pas ce qu'ils attendent et on décide de partir. On va au bout de la route pour trouver un bivouac et faire quelques randos. On ne trouve rien et pas de centre d'information pour nous renseigner. On revient sur Chonchi, joli village au bord de l'océan avec une église en bois, mais un peu mort ce dimanche. Les bivouacs ne sont pas faciles à trouver et on se pose à côté de l'église Nercon à Castro.
 
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Lundi 13 février : TANAUN : 76 km – 11 187 km
Ce matin visite de l'église Nercon. Très belle église en bois avec une profusion de saints à l'intérieur. Certains d'entre eux portent des vêtements. Les « palafitos » ou maisons sur pilotis forment un ensemble très coloré et original au bord de l'eau. Le stationnement à Castro est une vraie galère et il faut s'éloigner du centre. Visite de la superbe cathédrale San Francisco de Asis. Sa couleur jaune et mauve est surprenante. Mais l'intérieur en bois est harmonieux et magnifique. Le marché municipal est un régal, étalages de poissons et de crustacés très appétissants, fruits et légumes bien rangés. Les inévitables boutiques d'artisanat proposent toutes des réalisations tricotées avec de la grosse laine rustique et des objets en bois tout aussi rustiques. Puis c'est Delcahue avec ici aussi une église en bois qui est donnée pour la plus belle de Chiloé. Nous finissons par l'église de Tenaun, inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco, très belle également mais elles sont toutes construites sur le même modèle alors on est moins surpris par l'architecture. Malgré tout, chacune mérite une visite. Notre bivouac sera dans ce petit village au bord de l'eau, seuls, au calme.

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Mardi 14 février : OSORNO : 356 km – 11 543 km
Une nuit comme on les voudrait toutes et un réveil en douceur dans cet endroit magique. Beaucoup d'oiseaux sur la plage mais j'ai du mal à les identifier – je vais faire appel à MarieClaude. Et surprise, une colonie de dauphins passe près de nous, ils avancent tranquillement. On se décide à partir et on suit la côte jusqu'à Quemchi. En passant on s'arrête pour admirer le travail d'un artisan qui est en train de construire 2 bateaux de pêche de façon traditionnelle. Il arrondi le bois sur un « moule » après l'avoir chauffé dans un genre de tuyau de poêle. A Quemchi, sur un bateau de pêche 5 ou 6 vautours se prélassent, incroyable ! La journée commence bien. Mais on est obligé de revenir sur la nationale, peu de choses à voir maintenant et on décide de prendre le ferry et de sortir de l'île. Surprise, une autoroute nous amène à Puerto Montt. Nous bifurquons sur les cascades de Petrohue qui seront la déception du jour. L'eau est boueuse et loin de la description d'eau turquoise cascadant dans les rochers volcaniques … On va au camping d'Osorno pour être chez Fiat à la première heure demain.

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Mercredi 15 février : BAHIA MANSA : 69 km – 11 612 km
Bien reçus au garage Fiat et pris en charge tout de suite. Le chef d'atelier nous annonce très vite qu'il ne voit pas de fuite … Don Carlos, le patron arrive en fin de matinée. Il est très chaleureux et parle bien le français qu'il a appris à l'Alliance Française (quelle tristesse que la francophonie recule faute de volonté de nos gouvernants). Il fait démonter l'amortisseur et nous indique qu'il va faire son possible pour trouver à le changer. Nous parlons de notre programme pour les jours à venir, il est très intéressé et nous conseille de partir finir la journée à Bahia Mansa. Nous suivons son conseil et arrivons dans ce petit port de pêche à 15 h., heure du déjeuner au Chili. Au resto nous rencontrons des français. Des parents sont venus rendre visite à leur fils qui travaille en Argentine, pas très loin d'ici. Quelle rencontre, le papy est plein de verve et il nous régale de ses idées assénées avec force sur l'état de la France, nos intellectuels, … un moment qu'on aurait bien voulu prolonger … Nous achetons une araignée de mer et un tourteau cuits, sur le port – ils nous seront piqués demain à l'entrée en Argentine avec nos cornichons et quelques roses. Sécurité sanitaire oblige!  Nous bivouaquerons ici tout près de l'eau.
 
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Jeudi 16 février : VILLA LA ANGOSTURA : 232 km – 11 844 km
Nuit très calme, bercés par le bruit des vagues.  
Nous retournons chez Fiat. Hier en cherchant une fois de plus la fuite, Bernard a constaté que le préfiltre à gas-oil ne tenait plus que par les tuyaux ! Ce matin on demande au chef d'atelier de le strapper. On l'avait fait installer pour les pays en stan et il n'est pas utile ici. Pour les amortisseurs on peut les commander et attendre 20 jours pour les recevoir …  
Entre temps nous apprenons que Babette, François, Josette et Joël ne sont pas très loin et que nous allons nous croiser. Rendez-vous est pris et nous passerons la soirée ensemble. Quel plaisir de se retrouver et que de choses à se raconter.   

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Vendredi 17 février : VILLA LA ANGOSTURA : 239 km – 12 083 km
François a un amortisseur avant en mauvais état. Bienvenue au club ! Après échanges de méls et communications téléphoniques, il est entendu que JSA nous en enverra d'autres en échange, ils seront envoyés chez le frère de Babette à Santiago et nous les ferons monter là-bas. Par la même occasion nous essaierons de résoudre notre problème de fuite. On ne perd pas espoir d'être dépannés ! On se quitte et nous partons sur San Carlos de Bariloche. Malheureusement il pleut et la température a bien chuté. San Carlos de Bariloche doit être une ville agréable mais nous ne l'apprécierons pas sous la pluie. On peut dire que nous avons fait un aller-retour pour pas grandchose.  
Retour à La Angostura, petit bourg où nous irons nous balader un moment. Le thermomètre indique 7 degrés alors que 2 jours avant il disait 26 degrés. Bivouac au parc de la ville.
 
Samedi 18 février : VILLA LA ANGOSTURA : 230 km – 12 313 km
Le temps est presque beau ce matin, idéal pour voir les 7 lacs. La route jusqu'à San Martin de Los Andes traverse une région de montagnes aux sommets saupoudrés de neige. A leur pied, on peut admirer de magnifiques lacs aux couleurs changeantes, du bleu turquoise au bleu presque noir. On avance d'un lac à l'autre dans un paysage d'arbres et de verdure. Le soleil donne des reflets changeants à la surface des lacs et c'est superbe. Nous avions prévu un bivouac à San Martin mais le temps se gâte et nous préférons revenir à La Angostura. Notre souci récurent de pareflu y est aussi pour quelque chose.

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Dimanche 19 février : ENTRE LAGOS
Effectivement il a plu toute la nuit. Cela a coupé l'envie aux mélomanes du samedi soir de venir « charmer » nos oreilles. Départ de La Angostura, petite ville que nous avons trouvée très vivante et accueillante. Nouveau passage d'Argentine au Chili. Il sera assez rapide. Je n'ai rien qui intéresse le contrôle sanitaire malgré une fouille sérieuse. Nous traversons une zone qui a conservé les traces d'une éruption volcanique, arbres encore calcinés et végétation qui peine à reprendre des forces. La pluie ne nous a pas quittés de toute la journée. Ce soir nous retrouvons Gégé et sa Géraldine et aussi notre pote Bruno. C'est très agréable de retrouver les uns ou les autres et de passer un bon moment ensemble. Après l'apéro nous décidons d'aller au resto. Encore une bonne soirée.
 Lundi 20 février : VILLARICA : 372 km – 12 810 km Nous nous quittons ce matin. Bruno va rejoindre Montevideo, il laisse son camion en Uruguay et prend l'avion le 18 mars pour rentrer en France. Il a du mal à nous laisser partir. Nous repassons par Osorno et montons sur Valdivia. La ville a l'air très animée mais le mauvais temps ne nous donne pas envie de nous arrêter et après être allés jusqu'à Nublia, dans la brume, nous poursuivons notre route jusqu'à Villarica. C'est un plaisir de se balader dans cette petite ville au bord du lac. L'ambiance est familiale et c'est bon de flâner. Bivouac au centre culturel, très calme.         

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Mardi 21 février : VILLARICA : 175 km - 12 985 km
La distance jusqu'à Pucon est courte et après être retournés faire un petit tour en ville et acheté de superbes fraises dans la rue, nous y sommes en fin de matinée. Le volcan Villarica ne se laisse pas admirer en permanence et se cache derrière les nuages. Nous essaierons d'aller jusqu'au mirador de ce volcan mais le très mauvais ripio nous oblige à faire demi-tour. Par contre les cascades de « Ojos del Cuburgua » que nous atteignons par un petit sentier au milieu de la forêt sont superbes. Elles sont une résurgence d'une rivière souterraine et tombent dans un grand puits naturel. Nous continuons jusqu'au bord du lac Caburga et prenons la route des thermes Los Pozones. Nous voulions bivouaquer là, sur le parking, mais l'autorisation nous en est refusée. Dommage. Nous revenons à Pukon, grande ville balnéaire et après quelques tentatives pour trouver un bivouac, nous retournons sur Villarica. Cette région de volcans mérite une visite plus approfondie. Nous sommes passés trop vite d'Osorno à Villarica et demain nous redescendrons sur Conaripe. Arrivés près du centre culturel, nous trouvons Françoise et Jean-Paul au bord du lac. Gégé et sa Géraldine nous rejoindrons plus tard et c'est encore un bon moment de partage et d'amitié.

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Mercredi 22 février : PANGUIPULLI : 90 km – 13 075 km
Villarica est une petite ville très agréable et nous y retournons faire un tour avant de partir. La route nous conduit ensuite à Lican Ray où nous déjeunons dans un excellent resto. Un bon arrêt à l'ombre et au calme est le bienvenu. Nous avons toujours nos problèmes de fuite dans le moteur et par moment cela mine notre moral. Heureusement les rencontres amicales nous reboostent ! On avait prévu un bivouac à Conaripe mais l'endroit est crado et nous allons jusqu'à Panguipulli. Bivouac derrière l'église et près de la maison de la culture, très calme.
 
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Jeudi 23 février : A5 : 300 km - 13 375 km
Hier soir, après les cloches pour appeler les fidèles à la messe le quartier a retrouvé son calme. Nous faisons le tour des lacs mais le paysage n'a rien d’extraordinaire. La ville de Temuco, très animée, sera l'occasion d'un arrêt prolongé. Il y a de nombreux spectacles de rue et chacun essaie de gagner quelques pesos en échange de ses talents de musicien, de jongleur, de danseur, … Le marché municipal n'est plus que ruine mais la visite du musée mapuche est très intéressante. Le musée ferroviaire est en rénovation et nous ne verrons pas les plus belles pièces de la collection. Nous prenons ensuite l'autoroute en direction de Santiago. Le bivouac est sur une station de service, pas très glamour mais propre et sécurisée.
    
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Vendredi 24 février : CONSTITUCION : 436 km – 13 811 km
Nuit assez calme. Nous reprenons l'A5 et sortons en direction de Constitucion. Nous sommes en plein dans la récolte des fraises et achetons un plateau d'environ 4 kg pour 4,50 €. Elles sont délicieuses. De grands champs de fraisiers bordent la route et nous allons en profiter. Les forêts de pins et surtout d’eucalyptus ont été ravagées par les flammes. C'est un spectacle de désolation et on comprend les appels à protéger la forêt. Des fabriques de briques s'échelonnent le long de la route, les briques en terre puis les tours de briques prêtes pour la cuisson. Cela nous rappelle le Népal et l'Inde. La côte du Pacifique est noyée dans la brume. Et tout à coup devant nous une image de carte postale : des barques de pêcheurs jaunes et rouges émergent éclairées par un faible rayon de soleil. Puis on tombe sur des échoppes de vente de poissons. On s'arrête pour acheter du ceviche et des pinces de tourteaux. ! Bon repas en perspective. Le soleil refait son apparition, il faut dire que de 35 degrés nous étions redescendus à 18 ! Constitucion est un bourg important. Nous allons vers la plage et là le spectacle est magnifique. La route longe de grands rochers très découpés et de grosses vagues déferlent sur la plage. Nous sommes émerveillés et décidons de faire une pause ici en attendant d'aller à Santiago.

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Samedi 25 février : CONSTITUCION
Journée tranquille dans cet endroit magnifique. Mais il faut attendre que le soleil traverse le brouillard. La route jusqu'au bourg surplombe les rochers où sont nichés des cormorans et des goélands, des centaines d'oiseaux. Toujours des vagues qui s'enroulent en arrivant près du rivage et s'écrasent dans des gerbes d'écume. On ne se lasse pas de cette vision et on reviendra en fin d'après-midi alors que le soleil est à nouveau caché.
La visite au garage Fiat de Santiago est notre grande préoccupation et nous essayons de la programmer au mieux.
 
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Dimanche 26 février : SAN JOSE DE MAIPO : 390 km – 14 201 km
Départ ce matin. A 9 h.30 on sort le patron du camping de son lit pour le payer ! La brume est à nouveau présente tout au long de la route qui suit la côte. Ce sera une journée étape jusqu'au sud-est de Santiago. La route est très bonne. Elle traverse des forêts, des zones cultivées (maïs, arbres fruitiers, fèves, …) des zones plus désertiques. Au sud de Santiago les gros orages des jours derniers ont laissé des traces : chaussée envahie par la boue, terrains dévastés, ruisseaux qui débordent. Nous devons donner notre destination pour être autorisés à passer. Le camping est tout petit, familial et les propriétaires parlent français. Ils sont très chaleureux et nous reçoivent en amis. Monique et Erick avait campé ici il y a une quinzaine de jours. Journée un peu tranquille avant d'attaquer la recherche DU garage Fiat !   Lundi 27 février : SAN JOSE DE MAIPO Nuit très calme. Nous avons un couple de campeurs comme seuls voisins et comme le terrain est très vaste, ombragé par des noyers, on ne se voit pas. Hier soir Bernard a sélectionné un garage Fiat qui est indiqué comme « dépanneur ». Sur le site de Fiat au Chili il y a les garages qui vendent des voitures, ceux qui vendent des pièces détachées et ceux qui réparent. Le choix est bon, le chef d'atelier nous donne rendez-vous pour demain matin à 8 h.30. Ce matin il n'y avait pas beaucoup de circulation alors, même si nous sommes à 60 km du garage 1 heure devrait suffire. Mais la propriétaire du camping nous enlève nos illusions. Aujourd'hui est un jour particulier, à cause des gros orages l’électricité a été coupée et de nombreux bureaux sont restés fermés. Même chose pour les écoles qui devaient ouvrir après les grandes vacances. Elle ajoute qu'aller à Santiago pour 8 h.30 est la pire heure, le moment des gros bouchons. On ne va pas traîner au lit alors que notre ccar va être enfin dépanné (peut-être!) aussi on partira 2 h. avant. En partant du garage nous faisons un tour en ville pour avoir quelques repères. Notre impression est très bonne. La ville compte de nombreuses places ombragées et fleuries. Babette et François sont eux aussi à Santiago chez le frère de Babette et Josette et Joël vont les rejoindre. On se verra sans doute plus tard.

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