PATAGONIE chilienne, la panne ... du 6 au 24 janvier 2017

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Vendredi 6 janvier : PORVENIR : 459 km – 7 087 km
Passage par le garage pour la pression d'huile. Notre mécano nous explique qu'il a mal dormi … Un petit ajustement et nous partons rassurés. Bernard vérifie le niveau d'eau du vase d'expansion et il a tendance à baisser … Cette préoccupation nous fait oublier de faire le plein de gas-oil à Rio Grande et nous arriverons sur la réserve et à 1 doigt du réservoir à sec à Porvenir. Mais le ripio est plutôt bon et nous traversons des paysages superbes. L'eau est turquoise, la côte sauvage et des petites maisons de pêcheurs construites avec des matériaux de fortune sont posées au milieu de nulle part. Nous allons au port d'embarquement pour traverser le détroit de Magellan demain. C'est un endroit miniature avec des petites maisons très colorées et quelques bateaux de pêche. L'accueil au bureau des ferries est très chaleureux et nous passerons la nuit dans ce bel endroit. Et hop ! En sortant, un pneu crevé avec un gros clou dedans ! Comme dit notre ami Erick : quand ça veut pas, ça veut pas ! Mais l'environnement est super et très tranquille. Dernière avanie : Bernard perd un verre de ses lunettes, il le retrouve mais pas la vis pour le tenir en place. Vivement demain !!!  
 
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Samedi 7 janvier : PORTO NATALES : 30 kml – 7 117 km
Nuit très calme. Le village est petit mais très coloré et plutôt agréable. Nous cherchons une « gomeria » pour faire réparer le pneu … elle est fermée et depuis longtemps sans doute. Par contre nous trouvons une banque, une boutique pour acheter les cartes SIM, une grande épicerie, ... Le ferry est bondé et d'énormes camions l'empruntent. Notre pote Bruno nous attend au débarcadère. On est heureux de se retrouver après les bons moments passés ensemble à Ushuaïa et nous aimons son humour quelquefois un peu décalé ! Bonne soirée en perspective.

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Dimanche 8 janvier : PORTO NATALES / 261 km – 7 378 km
Traversée de Punta Arenas pour voir la place de Armas et le monument à Magellan. Le cimetière vaut la visite avec ses cyprès taillés en ogive (le Routard dit « en suppo ») et ses mausolées démesurés. La route est ensuite assez monotone mais en excellent état. Nombreuses estancias et puis le paysage change et on a du relief, des cultures et toujours des troupeaux de moutons. La chance est avec nous et nous doublons un troupeau de bovins menés par des gauchos. On commençait à désespérer d'en voir. Des milliers de lupins tapissent les bords de la route, c'est la fleur de la Patagonie. Arrivée à la petite ville de Puerto Natales, au bord du lac, avec ses petites maisons très colorées. Le bivouac sera au bord du lac avec vue sur les cygnes à cou noir. Les adultes ont une caroncule rouge à la base du bec (merci wikipedia). Nous retrouvons un couple d'argentins qui parlent très bien français. Nous les avions déjà vus à Ushuaïa. Leurs 3 chats se baladent librement et rentrent au claquement des mains.

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Lundi 9 janvier : estancia Complejo Torres del Paine sud du lac PORTENO : 142 km – 7 520 km  
Départ tranquille ce matin … Nos voisins argentins sont en fait espagnole pour Eva et mexicain pour Carlos. Ils sont super sympas et farfelus dans leur van jaune. Elle est traductrice et travaille tout en voyageant.  
On s'arrête à la grotte de Milodon qui est un animal préhistorique qui vivait là il y a 10.000 ou 15.000 ans. Nous déjeunons au bord de la lagune Sofia et tout va bien. Arrivés au lac Porteno, tout va mal ! Le moteur se coupe d'un seul coup et nous sommes en rade !  
C'est la PANNE ! Quelques voitures passent et une camionnette s'arrête. C'est notre sauveur. C'est un artisan électricien qui rentre à Natales. Il nous accroche derrière lui et nous tire tout doucement jusqu'à une estancia. De là nous partons à Puerto Natales avec lui pour chercher un mécano. Sa camionnette est très délabrée et a du mal à tenir la route même à 50 km/h. Il est très prudent. Mais qu'aurions nous fait sans son aide efficace?
Après plusieurs garages qui ne peuvent pas ou ne veulent pas nous dépanner, nous décidons de prendre un plateau pour nous faire ramener en ville.
 Bonne solution, mais ce n'est pas notre jour de chance et alors que le ccar est presque sur le plateau, on constate que nous ne passerons pas en largeur … Notre dépanneur nous promet de nous envoyer un mécano demain et nous dormons à l'estancia.
 Les gauchos viennent nous voir et chacun y va de son diagnostic …
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Mardi 10 janvier : estancia Complejo Torres del Paine sud du lac PORTENO  
Surprise, le mécano est là de bonne heure.  Il fait quelques essais et diagnostique que c'est « una valvula » qui est endommagée. Pas de bol !  Pas de garage Fiat à Natales et un pas très bon à Arenas. Mais notre hôte, José le gaucho, se démène toute la matinée pour nous. Nous sommes passés d'un interlocuteur à l'autre et chacun fait tout son possible pour nous dépêtrer de cette situation. Il nous fait venir la « gruta » de Puerto Natales, elle nous portera là-bas chez un mécano qu'il connaît et qui est compétent. Il a tout arrangé au téléphone et nous chouchoute.  De temps en temps il lance un « calma ! » à Bernard.  L'atmosphère est malgré tout détendue et nous arrivons à rire de nos ennuis mécaniques à répétition. Nous avons passé 2 semaines à attendre à Montevideo, nous avons roulé pendant 3 semaines, nous sommes restés bloqués 3 semaines à Ushuaïa, nous avons roulé 3 jours et nous sommes à nouveau bloqués ! …  
A 17 h. la « gruta » arrive.  Le ccar monte tout doucement sur le plateau … jusqu'au moment où on se rend compte que l'essieu arrière qui est plus large ne permettra pas de monter. Grand moment de solitude.  Il faut redescendre du camion.  Et comme la chance est avec nous, le crochet pète et le ccar descend brusquement et comme la chance ne nous lâche pas la roue arrière sort de la rampe et le cul du ccar heurte le sol. Je passe sur les presque 2 h. qu'il faudra pour descendre le ccar du plateau avec tout un tas de cales, d'essais infructueux, … et d’un spécialiste éblouissant d’incompétence ! Le chauffeur nous promet une « gruta mas grande » pour demain. Alors attendons ...
 
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Mercredi 11 janvier : estancia Complejo Torres del Paine sud du lac PORTENO  
Nous attendons, nous attendons … et ne voyons rien venir. José arrive en début d'après-midi et nous prend en charge. Notre chauffeur d'hier a raconté à son patron que nous n'avions pas voulu qu'il charge notre ccar et voilà !  Heureusement j'avais pris des photos de son merveilleux chargement ou plutôt déchargement et José peut rétablir la vérité. Il passe de nombreux coups de fil et nous trouve une « gruta » qui devrait faire l'affaire. Il cherche aussi un garage, le premier trouvé ne devait pas convenir, mais pas trop de résultat alors il appellera ce soir ou demain matin. Entre temps j'assiste au transfert des bovins dans un enclos et je peux apprécier le travail des gauchos.  Ils ont une dizaine de chiens mais leur efficacité n'est pas évidente. Un des gauchos vient nous voir et nous discutons un moment en anglais.  C'est plus facile même si nous commençons à comprendre assez bien l'espagnol, pour des phrases simples quand même. Un petit tour dans les framboisiers pour un moment de plaisir et nous regagnons notre casa.  
François, Babette, Josette et Joël nous contactent pour nous proposer de nous rejoindre pour partager notre attente et soutenir notre moral. Cette proposition nous touche beaucoup mais nous n'avons qu'à attendre que les choses se mettent en place et que le dépannage soit réalisé, alors on se retrouvera plus loin.  
Monique et Erick prennent régulièrement de nos nouvelles. On ne se sent pas seuls.  
Gégé et son équipe seront à Punta Arenas vers le 17 janvier, on y sera encore sans doute et Maxime Danielou ne tardera pas à y arriver lui aussi.

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Jeudi 12 janvier : estancia Complejo Torres del Paine sud du lac PORTENO
Une autre journée d'attente. Nous devenons une grande occupation pour José qui a, quand même, un troupeau de centaines de bovins à marquer. La « gruta » arrive au moment où une grosse averse nous tombe dessus. Le plateau est immense, mais … pas de rampe pour monter notre ccar … nous sommes catastrophés, c'est la 3ème erreur. Alors l'attente recommence.

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Vendredi 13 janvier : PUERTO NATALES : 0 km (sur le plateau!)
On sollicite encore notre gaucho et le téléphone se remet en route. Pour le transporteur nous n'avons pas voulu qu'il charge le ccar, mais comment pouvait-il faire sans rampe ? José, l'homme-débrouille a la solution … Et en attendant il nous emmène à travers les propriétés (immenses) de l'estancia chercher un engin agricole. Pour l'occasion il met son béret de gaucho, c'est le signe et la fierté du gaucho. On va aller très loin et c'est une bonne distraction pour nous. On revient vers 13 h. et, surprise, Bruno est là avec son gros camion. Il sortait du parc de Paine et nous a vus de la route. En attendant le camion, un tracteur nous tire jusqu'au ruisseau pour que nous soyons en position. Le camion est là vers 20 h. et les grandes manœuvres commencent. Il descend dans le ruisseau mais le talus est trop pentu. José casse la pente avec une micro-pelle et ses hommes comblent l'espace entre le talus et la remorque avec des madriers et de la terre. Cette opération dure un grand moment. Le camion se rapproche le plus possible et avec le treuil il monte notre ccar sur la remorque tout doucement et sans problème. OUF ! Après ce moment de stress. On se quitte après de chaleureuses embrassades, direction Puerto Natales où nous passerons la nuit sur le parking de Lopez. Nos amis Braillard et Gaimard sont là. Ils nous voient passer et nous rejoignent. Un bon moment de détente avec apéro pour nous qui sera le digeo pour eux.

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Samedi 14 janvier : PUNTA ARENAS : 0 km (sur le plateau!)
Le départ était prévu pour 8 h. mais c'est l'heure chilienne, alors nous partons après 10 h. Nous quittons les BG. Après discussion nous les avons dissuadés de nous suivre. L'attente risque d'être longue avant que nous soyons dépannés et on ne veut pas les bloquer. On se retrouvera plus loin sur la route. De grands au revoir et c'est parti ! Le transport se fait sans encombre, notre chauffeur est très pro et roule prudemment. Arrivés chez Lopez, il s'apprête à nous décharger, mais que nenni nous ne descendrons qu'au garage. Petit moment d'angoisse. Il nous dit que son patron va arriver, et nous voyons arriver Pequenito Lopez, c'est ainsi que José appelait le fils Lopez qui mesure près de 2 m. et pèse … un certain poids ! Il a du faire le trajet en voiture. Il est au courant de notre problème, on peut rester là ce week-end, nous avons électricité et wifi, une épicerie pas loin parce que le frigo est désert ! Alors on va attendre … une fois encore.

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Dimanche 15 janvier : PUNTA ARENAS : 0 km (parking transporteur)
Pourquoi achète-t-on un ccar ? Question idiote, pour voir du pays ... et nous qui avons toujours des fourmis dans les jambes nous sommes à l'arrêt depuis bientôt 1 mois (depuis le 17.12). A Ushuaïa pendant 15 jours nous avons pu nous déplacer autour de la ville, mais depuis lundi nous sommes à l'arrêt complet, dépendants et incapables de gérer seuls notre problème. Mais je dis toujours : on a la chance qu'on mérite. Et la chance a mis José sur notre chemin. Notre gaucho a été une belle rencontre et un lien s'est créé entre nous. Nous sommes restés 5 jours à son estancia et il n'a plaint ni son temps ni sa peine pour nous faire porter jusqu'à Punta Arenas (300 km). Et maintenant que nous sommes là il continue à organiser notre dépannage en gardant un lien avec le garage où nous devrions aller demain. J'emploie le conditionnel parce que nous avons appris qu'au Chili (et dans beaucoup d'autres pays) on ne peut être sûrs d'une chose que quand elle est déjà arrivée. Pour occuper notre longue journée, nous sommes allés jusqu'au Nao Victoria qui est une réplique du navire de Magellan (10 km à pied AR), semblable à celle de Puerto San Julian. Sur le même site 2 autres embarcations ont été reproduites, la chaloupe James Caird et la goélette Ancud. Cette balade à pied nous a changé les idées … en attendant demain ! 
 
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Lundi 16 janvier : PUNTA ARENAS : 0 km (parking transporteur)
Le feuilleton continue. Ce matin l'entreprise se met en route vers 9 h. - Pas de fils Lopez, alors Bernard va au bureau et rencontre le père. Il n'a pas l'air très au courant mais passe quelques coups de fil. Le garage supposé nous dépanner ne veut plus … un autre mécano va venir. Bon, on n'a pas du comprendre encore une fois. D'autant plus que celui qui vient est du garage dont l'adresse nous a été donnée par José. Trop de boulot aujourd'hui, ce sera pour demain. Alors une fois encore on attendra. On passe nos journées à attendre … mais ne pensons pas trop. Une distraction quand même ce matin. Nous sommes perchés sur notre remorque depuis 3 nuits déjà avec une échelle pour monter comme dans un poulailler. Depuis la fin de la nuit le vent souffle en rafales de 100 km/h environ et nous sommes secoués comme dans un shaker. Le moment est venu de nous ramener sur le plancher des vaches.  
C'est encore le système débrouille. La rampe de descente est 30 cm au-dessus du plateau du camion. Quand le plateau touche la rampe,
2 transpalettes soulèvent le bord du plateau pour le mettre à niveau. Il ne reste plus qu'à tirer le ccar en marche arrière et le tour est joué.  
Peu après midi nous avons la visite de Gégé avec sa Géraldine. Nous avons beaucoup de choses à nous raconter et c'est un bon moment de partage. Plus tard Jean-Paul et Françoise passerons nous voir et nous apprécions leur compagnie.   

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Mardi 17 janvier : PUNTA ARENAS : 0 km (garage)
La suite des em... On attend le mécano et rien ! Bernard va voir le transporteur et ça a changé ou une fois encore on n'a rien compris. On est en pleine sénilité précoce. Lopez-père a commandé une « gruta » pour nous porter au garage. La note augmente (mais on va négocier l'I.V.A.). La « gruta » nous rappelle celle qui nous avait largués en dehors de la rampe. Mais le personnel ici est top et le ccar est monté sans encombre sur ce petit modèle. La descente sera une autre affaire dans cette petite rue et dans ce petit garage où le ccar rentre avec un chausse-pied ! J'ai les yeux partout et je crois que c'est moi qui vais péter un câble. Le moteur est vite démonté. Un boulon aurait été mal vissé à Ushuaïa, 2 culbuteurs sont cassés et il vaut mieux changer les 8. Seront-ils dispos à Santiago ? Attendons ...   

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Mercredi 18 janvier : PUNTA ARENAS : 0 km (garage)
Nuit calme. Couchés à 22 h. réveillés à 7 h., il y a bien longtemps que cela ne nous était pas arrivé. Le garage ouvre à 9 h. Ils sont 2 mécanos + le patron. On bricole, on bouquine. Jean-Paul et Françoise arrivent et on discute un moment. Nous les connaissons depuis Anvers. Ils sont venus sur le cargo et nous nous étions aperçus à Montevideo, mais ils partagent des étapes avec Gégé et Géraldine et nous avons créé des liens. C'est la grande famille des camping-caristes. Gégé arrive plus tard avec Géraldine, il discute en espagnol avec le patron et si la chance est avec nous, 4 culbuteurs seront là vendredi « a la tarde » et si besoin ils travailleront samedi pour nous dépanner. Elle n'est pas belle la vie ! Nous allons tous déjeuner au resto « La Cuisine » tenu par un français marié à une chilienne, resto recommandé par notre pote Bruno. Quel plaisir de pouvoir lâcher prise et profiter de ce bon moment – bon resto aussi. Nous rentrons à pieds à travers la ville vers notre « casa » et repartons faire des courses. La journée a été calme et la pression baisse.
 
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Jeudi 19 janvier : PUNTA ARENAS : 0 km (garage)
Journée visite de la ville. Nous partons à pieds vers le centre, déjà 2,5 km. de marche. Nous visitons le musée régional Braun Menendez, superbe demeure néoclassique construite par un architecte français début 1900 pour une riche famille. Elle a conservé son état d'origine avec tous ses meubles, tapisseries, décos et super salle de billard. Au sous-sol se trouvent les pièces où vivaient les domestiques. Nous changeons de resto aujourd'hui et nous offrons une superbe parillada, ensemble de diverses viandes grillées, avec bien sur un pisco sour (alcool, jus de citron, sucre et blanc d’œuf) et un verre de Carmenere (vin rouge chilien). Après-midi visite du musée naval et maritime, bof – du musée régional salesiano Maggiorino Borgatello. L'ordre des salésiens a été créé pour promouvoir l'éducation des jeunes et a beaucoup œuvré dans l’évangélisation. On peut voir le siège géant dans lequel J. Paul II s'est assis en 1987 lors de sa visite.
Un taxi collectif nous emmène à l'Institut de la Patagonie, genre d'écomusée, pas mal. Le principe du taxi collectif est le suivant : on repère le numéro du taxi à emprunter, on le partage et on paye 0,65 cts d'€ par personne quel que soit le trajet. On revient en ville, on croise Gégé et Géraldine puis on prend un taxi pour rentrer à la «casa». Un autre jour de passé !

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Vendredi 20 janvier : PUNTA ARENAS : 0 km (garage)
La journée avance et on s'habitue à l'idée de rester dans ce garage le week-end. Ce matin nous sommes allés en ville mais on commence à ne plus y trouver beaucoup d'intérêt. Bernard a fait une halte chez un coiffeur, quelle occupation ! Notre moral est en berne à l'idée de ces 2 jours à passer à attendre encore et toujours. Mais avons-nous le choix ?

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Samedi 21 janvier : PUNTA ARENAS : 0 km (garage)
On se remotive, plus que 2 jours à rester ici … si tout va bien. Par exemple, ce matin pas de wifi, Ilych notre mécano passe nous voir et nous sommes connectés à nouveau. On s'offre le resto « La Marmita » qui est le mieux côté de la ville. C'est extra : pisco sour, Ceviche de salmón, tajine de cordero a la chilena cuit pendant 8 h. au four pour Bernard et merluza austral con ajos majados pour moi, crumble de manzanas con hielo. Le cadre et le personnel sont chaleureux et la cuisine délicieuse. On passe un bon moment.  On a bien besoin de ces coupures. 
Le moral remonte … et ne devrait plus trop redescendre ... On se répète en boucle qu'il y a pire et que notre panne aurait pu être pire mais à un moment "ça ne le fait pas".

Dimanche 22 janvier : PUNTA ARENAS : 0 km (garage)
Journée normale … Ce matin on bricole, on bouquine un peu … On va en ville et on s'offre un autre resto : « La Luna » Il ne vaut pas « La Marmita » ni pour la qualité de la cuisine, ni pour l'ambiance. Dommage. On fait un grand tour par le bord du détroit de Magellan, une autre visite au cimetière et on rentre à la casa. Demain devrait être un jour favorable ? ! Pour Marie-Claude : quel est l'oiseau, photo du centre ?

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Lundi 23 janvier : PUNTA ARENAS : 0 km (garage)
Les infos changent une fois de plus. Ilych était allé à l'aéroport samedi matin et devant la foule qui attendait il avait décidé d'y retourner dimanche matin ? Mais aujourd'hui il nous explique que c'est un livreur qui va apporter les pièces ce matin (a la once?). Bon, c'est le Chili, espérons que les pièces vont bien arriver. On va faire des courses ce matin pour s'occuper et un tour en ville cette après-midi pour les mêmes raisons. Surprise ! À notre retour vers 16 h.30 les pièces sont là. Les premiers essais de démarrage ne sont pas concluants et après diverses interventions on comprend que le départ sera pour demain, sans doute. Il vaut mieux partir bien dépannés et paradoxalement rester au garage nous rassure ! Mais ce sentiment va changer dès que nous aurons repris notre périple. Ilych est top, il prépare des voitures de course pour les compétitions. Espérons qu'un moteur de ccar n'ait pas de secret pour lui. Nous recevons de nombreux soutiens par mail, téléphone, WhatsApp, blog, ... Pierre et Thérèse, de la grande famille de CCRSM, nous proposent de nous envoyer les pièces qui seraient nécessaires à notre dépannage et introuvables au Chili. Un témoignage d'amitié de plus. Une nuit de plus dans le garage.
 
Mardi 24 janvier : PUERTO NATALES : 297 km – 7 817 km
Le garage se réveille comme d'habitude. Alessandro s'affaire à remonter notre moteur sans nouvel essai. Quand tout est pratiquement en place il tourne la clé de contact et le moteur ronronne pour notre plus grand bonheur. Ilych a travaillé tard hier soir et il était sûr de lui alors pas d'essai ce matin. Nous sommes bluffés. On sort du garage et on va rouler pour voir si tout est ok. Le niveau d'eau a baissé et c'est encore un souci. Mais on rajoutera une seule fois et de retour au garage les mécanos nous rassurent. Nous prenons enfin la route, depuis le temps que nous en rêvions. On repasse par la ville, les balades faites à pied, le site de Lopez, … et on roule en vérifiant le niveau d'eau tous les 50 km. Pas d'angoisse, tout va bien. On arrive à Puerto Natales et on bivouaque au même endroit qu'il y a près de 20 jours. Inutile de dire que nous sommes heureux comme des enfants en vacances. 

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