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Samedi 26 avril : 11 – 18° / 250 km – 7 732 km
Nuit très bruyante en bord de route à 2 x 2 voies. Avant de partir on remplit le réservoir et 2 bidons de 20 litres à ras bords. Le gasoil est une denrée rare en Ouzbékistan. Direction la frontière ouzbek, donc Saryagas qui est à environ 10 km de Tachkent. Nous tournons en rond … et en carré aussi et n’arrivons que sur des barrières fermées. Finalement une personne interrogée nous dit qu’il faut aller à 90 km d’ici pour passer en Ouzbékistan. Entre temps nous avons parcouru la ville dans tous les sens et nous avons admiré les limousines qui sont utilisées pour les mariages. Nous croisons de  nombreux autocars avec encore leur nom et adresse en France – sans doute des dons faits aux kazakhs. Enfin la frontière – Bernard passe avec le CC et moi je passe à pieds et je l’attends. Pas trop long mais à la sortie du Kazakhstan nous attendrons 2 h. que des lituaniens se fassent contrôler et fouiller – ras le bol ! Les ouzbeks sont en forme après cette intervention et réclament de l’argent tout comme leurs collègues venaient de le faire, mais nous sommes en forme nous aussi et le passage se fait dans la bonne humeur – 5 h. au total ! Bernard décide d’aller jusqu’à Tachkent malgré l’heure tardive et nous serons sur le parking à 20 h.30 – plus que 3 h. de décalage. En ville un policier nous siffle et veut qu’on s’arrête – ce n’est pas le jour et on continue notre route. Ce matin déjà on a échappé au don pour les « œuvres de la police », le policier nous demandait un document inconnu - faut pas exagérer.
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Dimanche 27 avril     : 20 – 27°

Nous allons signaler notre présence à la réception de l’hôtel Ouzbékistan, très grand hôtel 4 étoiles, mais sans charme. Je demande si je peux donner du linge à laver – room number ? on the parking … Une employée vient chercher le linge à domicile et le réceptionniste qui l’accompagne en profite pour visiter le CC. Le linge sera prêt 2 heures plus tard et surtout je m’évite la corvée de la lessive. Le change nous donne 3 153 soums pour 1 euro – soit 157 650 soums pour 50 € en billets de 1 000 soums. Le plus impressionnant est de compter 50 billets de 1 000 soums pour payer nos repas. C’est dimanche et la ville est vide. Nous allons voir la statue équestre de Tamerlan, puis nous traversons les jardins pour aller vers le quartier de Broadway – des peintres exposent et vendent leurs toiles, il y a aussi quelques antiquaires et autres vendeurs. Après la place de l’Indépendance où un globe terrestre géant s’est substitué à la statue de Lénine qui était la plus haute de l’URSS, nous passons devant le monument aux morts de la dernière guerre et allons jusqu’au mémorial du Tremblement de terre du 26 avril 1966. Nous prenons le métro – 0.25 € le ticket – pour aller au musée du chemin de fer voir une collection de locomotives soviétiques. La gare toute proche est une belle construction. Nous notons une forte présence policière. Retour à l’hôtel. Je m’installe dans le salon pour me connecter et mettre le blog à jour.
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Lundi 28 avril : 13 – 16°
Gros orage hier soir et pluie aujourd’hui. La température s’est bien rafraîchie. Le lundi est le jour « sanitaire » et les marchés sont fermés. Nous allons à l’ambassade de France demander une lettre de protection et avoir des renseignements sur ce fameux OVIR. Nous rencontrons Madame le Consul et obtenons la lettre. Elle nous annonce que la réglementation sur l’OVIR est très différente d’une province à l’autre et qu’il faudra s’enregistrer. On va faire au mieux. Nous nous baladons dans Tachkent sous la pluie et finissons notre journée au Tsoum – magasin hérité de l’époque soviétique. Nous rencontrons un jeune homme qui parle français – il est turc et vient ici pour un mariage, il a fait ses études au Canada, travaille en Allemagne et a appris le français à l’Alliance française à Istanbul. Beau parcours. Retour au CC où nous retrouvons Jeanne et Lucien qui ont passé la frontière hier soir. Nos routes vont se séparer définitivement demain. Leur visa ouzbèk a été établi par erreur pour 10 jours et ils ne pourront pas obtenir de prolongation – pas de visa de transit pour l’Iran en si peu de temps non plus, alors ils vont refaire la route à l’envers. Nous sommes tous déçus.

Mardi 29 avril : 13 – 26°
Beau soleil ce matin et température agréable. Dernière discussion avec les Rudolf et nous prenons le métro – excellent moyen de déplacement que nous maîtrisons bien. – pour le bazar Chorsu. Nous émergeons sur la place devant le grand bâtiment rond coiffé d’une belle coupole en céramique bleue et verte. C’est un endroit incroyable. A l’extérieur des étals de partout, le pain dans des poussettes, les légumes sur des toiles par terre ainsi que les vêtements, des articles divers sur des carrioles … Nous allons à la medersa Koukeldach et pouvons entrer dans la cour intérieure – 250 élèves y étudient l’islam pendant 3 ans.
Retour au bazar. Sous la coupole on trouve la viande, la crèmerie, les pâtes, les épices les fruits secs, … On fera nos courses ici en fin de journée. Nous allons à la mosquée Tellia Cheikh où se trouve le grand coran d’Osman qui est sans doute le plus vieux du monde. La salle de prière est immense et l’ensemble des bâtiments est très harmonieux. Nous reprenons le métro pour aller au cimetière Tchagataï, proche du bazar du même nom (qui est en complète réfection). Nous demandons notre chemin à plusieurs policiers et ils ne semblent pas connaître la ville – nous avons déjà constaté leur incapacité à nous informer. Un passant s’approche et nous propose très aimablement de nous emmener au cimetière en voiture. Nous acceptons avec plaisir – mélange de tombes musulmanes et de tombes de l’époque soviétique avec de grands portraits sculptés. Retour au parking de l’hôtel après cette journée bien remplie.
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Mercredi 30 avril : 15 – 28° / 252 km – 7 984 km

En Ouzbékistan les voitures roulent au super ou au gaz. Il n’y a donc pratiquement pas de pompe pour le diesel. Nous savions que c’était le GROS problème pour ce pays et maintenant nous sommes en plein dedans. Un chauffeur de bus nous accompagne à son dépôt et nous pouvons faire le plein – nous avons aussi 2 bidons de 20 l. en réserve. Nous partons à l’est vers la vallée du Fergana qui est une vallée encastrée entre le Tadjikistan, le Kazakhstan et le Kirghizstan où nous n’avons pas pu aller.
A la sortie de Tachkent nous apercevons des sommets enneigés. La route est en réfection. Nous allons monter jusqu’à 2 200 m. et passer par 2 cols tenus par des militaires après nous être fait enregistrer pour le passage. Il y a beaucoup de circulation et tout le monde se double allègrement par la droite ou par la gauche. Il faut être très prudent. Ici aussi la présence policière est importante. Nous serons bien gardés ! Un chauffeur de taxi nous a dit qu’en Ouzbékistan il n’y avait pas de mafia mais la police ! Après avoir frôlé la neige nous descendons sur une vallée très verte et fertile. Sur la voie opposée de l’autoroute des bergers encadrent un troupeau de moutons qui freine un convoi de citernes escorté par la police. Nous avons croisé plusieurs convois semblables sur cette route. Que transportent-ils ? Arrêt à Kokand, ville que nous visiterons demain.  Dans les magasins et même en ville les gens veulent savoir d’où nous venons et ils sont très surpris et curieux de voir notre camping-car. Les ouzbeks parlent assez souvent anglais surtout les plus jeunes ce qui facilite les conversations.
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Jeudi 1  er   mai : 20 – 30° / 236 km – 8 220 km
Visite de la ville. Palais de Khoudayar, Khan de Kokand, en cours de restauration. On peut voir de superbes plafonds et de nombreuses cours dans cet édifice qui a dû être magnifique. Puis nous allons à la mosquée Juma transformée en musée – minaret de 22 m. de hauteur et « aïvan » de 100 m. soutenu par 98 piliers en bois des Indes sculpté. Visite également d’une medersa sans grand intérêt. Nous nous arrêtons à Rishtan pour les céramiques qui sont très réputées, puis à Margilan pour la fabrique de soie Yodgorlik. Nous sommes le 1er mai et il n’y a pas beaucoup d’animation. Les objets vendus présentent peu d’intérêt à nos yeux. Les villes sont de grandes cités de style soviétique avec des avenues et des parcs immenses mais peu de monde dans ces espaces surdimensionnés – nous ne nous arrêtons pas à Fergana. Quand nous avions parlé d’aller dans la vallée du Fergana, Mme le Consul nous avait dit que cette région était un peu agitée en ce moment et que le gouvernement avait envoyé des renforts militaires. Nous savions que c’était une des routes de la drogue venue d’Afghanistan et n’avions pas d’autre info. Jusqu’à maintenant nous trouvons cette région très calme et la police peu visible malgré des check-points où nous devons être enregistrés. Par contre la campagne est très verte et paisible – les vaches et les moutons paissent dans les fossés au bord de l’autoroute surveillés par de jeunes femmes avec des enfants qui jouent ou par des hommes qui tiennent les animaux avec une corde. Arrêt à Andijan. Le deuxième GROS problème en Ouzbékistan est l’enregistrement à l’OVIR. Pour les voyageurs « atypiques » c’est une grosse contrainte et la réglementation est assez floue. Le gouvernement veut savoir où nous sommes !
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Vendredi 2 mai : 22 – 32° / 227 km – 8 447 km
Ce matin Bernard va payer l’hôtelier pour l’enregistrement à l’OVIR. Quelques instants après 2 gars se pointent et réclament 4 000 soums manquants ! bien tenté mais l’argent avait été compté avec le réceptionniste. Ensuite c’est la banque. Après quelques refus de nous changer des euros c’est le bonheur de tomber sur un responsable qui parle français et nous facilite le change. Il dit à mots couverts qu’il faut se méfier de tout dans son pays. Et juste après c’est le coup des policiers : ils nous arrêtent, demandent les papiers du camion, nos passeports et discutent au téléphone avec on ne sait qui – puis ils veulent visiter le CC et patati et patata puis ils regardent encore les papiers et je remonte dans le camion et là mon sang ne fait qu’un tour : mon téléphone a disparu ! je saute du camion et je vais vers les policiers en réclamant « where is my phone ? » ils ont un l’air tellement innocent que la moutarde me monte au nez et je les invective en menaçant d’aller à la police (un comble) et en notant leur matricule. Bernard me voit blanchir et il se demande comment ça va se terminer. Je suis tellement en colère qu’après avoir accusé des enfants qui passaient, le policier en civil va vers un arbre, se baisse et revient avec mon téléphone qu’il avait délesté de sa coque et mis sur muet. Il va falloir se méfier – nous avons remarqué qu’il y avait toujours un civil qui avait l’air de diriger les opérations lors des contrôles. Du coup nous  la visite de la ville est vite faite ! A midi c’est la pause chachlik et povlov (brochettes et plat traditionnel ouzbek). Nous allons faire une belle rencontre : une cycliste allemande s’arrête pour parler un moment avec nous – elle est partie depuis près d’un an et a traversé l’Europe, la Turquie, la Géorgie et l’Arménie puis l’Iran (où elle n’a pas eu de problème pour le foulard : une femme ne peut voyager à vélo ainsi, donc elle est un homme !), le Turkménistan avant d’arriver en Ouzbékistan. Elle va passer par la Chine et son but est d’arriver en Australie. Quelle femme ! Elle est seule et nous donne une leçon. Nous prenons un grand plaisir à échanger avec elle. Nous remontons vers Namangan puis Chust – réputée pour sa fabrique de couteaux. Il est tard pour repasser le col vers Tachkent ou Samarkand et nous retournons à Qoqand. Nous retrouvons notre jeune boulanger dans la cour de l’hôtel. En échange de pains je lui donne des vêtements et cadeau extra pour lui : une carte postale de la tour Eiffel. Nous avons mérité un bon apéro !
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Samedi 3 mai     : 22 – 34° / 600 km – 9 047 km
Ce matin, nous avons de la visite. Tout d’abord notre jeune boulanger qui filme le camion sous toutes ses coutures et donne des explications aux jeunes femmes qui viennent voir cet équipage étrange pour elles. Nous avons droit à la séance photos, elles sont très gaies et nous passons un bon moment agréable. Avant de partir, elles nous font visiter leur mini-atelier – elles fabriquent des couettes et travaillent avec une machine chinoise guidée informatiquement. Ensuite c’est la route de Tachkent avec ses nombreux contrôles, mais pas de souci aujourd’hui … Nous allons sur Chinoz où nous avions passé la frontière – pas d’hôtel – puis ce sera une succession de villes où les hôtels ne reçoivent pas de touristes, que des locaux et où nous sommes envoyés d’une adresse à une autre sans succès. Nous avons choisi les parkings d’hôtels puisque nous devons nous enregistrer tous les jours à l’OVIR et que ce sont les hôtels qui délivrent ce fameux sésame. Le consulat nous a fermement recommandé de le faire, des touristes ont eu des amendes allant jusqu’à 1 500 € pour avoir négligé cette formalité. Nous décidons alors d’aller jusqu’à Samarkand, à 100 km, où nous arrivons à 1 h. du matin. Heureusement, grâce aux récits de CCRSM nous avons le point GPS de l’hôtel Président où nous sommes heureux d’arriver enfin.
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Dimanche 4 mai : 23 – 33°
Nous changeons de lieu de bivouac … et de standing ! Nous allons au B & B indiqué par la cycliste rencontrée récemment. Il est on ne peut mieux situé en bordure de la place du Reghistan, carrefour de la capitale de Tamerlan, où 3 medersas (écoles coraniques) ont été construites. Cet ensemble magnifique et grandiose est malheureusement en travaux actuellement et ne se visite pas. Quelle déception ! Nous irons au mausolée d’Amir Timour (Tamerlan) et à sa medersa où des boutiques d’artisanat ont été installées. Visite de la mosquée de Bibi Khanoum, première épouse de Tamerlan. L’ensemble est imposant – le portique est magnifique et les coupoles turquoises contrastent avec la brique jaune-brun – contraste entre le ciel et la terre, typique de Samarkand. En face se trouve la coupole bleue du mausolée de Bibi Khanoum (1397). Retour à notre bivouac. La fraîcheur arrive avec la fin de la journée et on respire mieux.
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Lundi 5 mai : 22 – 33°
Visite de Samarkand.  Nous retournons vers la mosquée de Bibi Khanoum et continuons jusqu’à Shah-I-Zinda, nécropole « du Roi vivant ». Le mausolée du cousin du prophète Mahomet est entouré de nombreux mausolées de la famille de Tamerlan qui pensait ainsi profiter du saint pour gagner le paradis. Ces édifices sont répartis le long de la rue qui monte à la colline d’Afrosyab. De là nous allons à la mosquée des voyageurs : KhazretKhizir, dédiée à Elie qui est leur saint patron. Bernard monte dans le minaret d’où il a une belle vue sur Bibi Khanoum. En sortant du resto nous sommes abordés par un groupe d’étudiantes en architecture. Leur prof de français les accompagne et elles souhaitent nous interviewer sur « la perle de l’Orient » et réaliser un film à usage de l’université. Nous acceptons bien volontiers. Il fait très chaud et nous faisons une pause en début d’après-midi. Ensuite nous retournons au mausolée de Tamerlan pour une visite plus complète. Puis nous irons voir la statue de ce même Tamerlan et nous irons aussi à l’hôtel Président (4*) pour nous connecter sur internet. Le personnel ne sera pas surpris de notre présence et nous profiterons de la clim. et des fauteuils confortables. Retour à notre guest house en passant par de grands parcs rafraîchis par des fontaines où de jeunes garçons se baignent. Les jardins sont bien entretenus : les pelouses sont arrosées et tondues. Nous pouvons très facilement prendre les ouzbeks en photo et ne nous privons pas. Nous discutons un moment avec un couple d’italiens qui va jusqu’à Pékin et voyage sac à dos. Ici les routards sont nombreux – les chambres ne sont pas chères et les patrons très accueillants. Cela nous rappelle l’ambiance des lodges lors de nos treks dans l’Himalaya. La connexion wifi est très mauvaise alors le coup de fil aux enfants et la mise à jour du blog sera pour plus tard.
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Mardi 6 mai : 22 – 34°
Il fait un peu plus frais ce matin mais le temps deviendra orageux et la température montera. Le marché proche de la mosquée de Bibi Khanoum est très animé. Il est divisé en plusieurs zones : fruits secs, nougats et « douceurs », viande, fruits et légumes, … Nous faisons nos provisions et achetons aussi du fromage qui ressemble à du yaourt et qui est proposé dans des seaux où tout le monde trempe le doigt pour goûter … Nous nous baladons en ville et retournons manger au resto qui possède une terrasse bien ventilée. La connexion internet n’est pas bonne même d’un autre hôtel 4* où nous allons. L’après-midi nous décidons d’aller à l’observatoire d’OulougBeg, le prince astronome, avec son sextant géant dont il ne reste qu’une partie souterraine. Bernard pense qu’il est à 20 mn de la guest house. Au bout de 30 mn de marche sous une chaleur lourde nous hélons un taxi pour aller à destination. Il restait bien 2 km ! Ici les taxis s’arrêtent même s’ils ont déjà des passagers, ils font le plein et sont très bon marché : 1 € pour 2 pour revenir de l’observatoire. Arrêt au mausolée du prophète Daniel, qui rassemble les 3 confessions : musulmane, chrétienne et juive. La tombe mesure 18 m. car on raconte que les ossements du saint continuent de grandir de quelques cms chaque année. Nous avons bien visité Samarkand pendant ces 3 jours. Nous regrettons que le Reghistan ne se visite pas actuellement et allons poursuivre notre route. La liasse photographiée compte 150 billets de 500 soums soit 75 000 soums pour la modique somme de 24 € ! Difficile à gérer !
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Mercredi 7 mai : 23 – 37° / 403 km – 9 485 km
Nous quittons notre sympathique B & B et faisons le plein de gasoil avant de quitter Samarkand. La campagne est très verte et paisible. Nous passons un col à 1 700 m. On se croirait en alpage. Arrêt en route à Shahrisabz, ville natale de Tamerlan pour visiter le palais Ak-Saraï. Il ne subsiste que les ruines du portail (30 m.) encore couvertes de majoliques – la voûte de 22 m. s’est effondrée. Comme souvent une statue de Tamerlan trône au centre de la place. Nous continuons la route vers Boukhara. Nous nous arrêtons pour manger dans un resto sous les arbres et apprécions la fraîcheur alors que la température va monter jusqu’à 37° ! Quelques contrôles de police mais ils se font dans la bonne humeur, rien à voir avec la vallée du Ferghana. Nous arrivons en fin d’après-midi à Boukhara et nous posons à l’hôtel Asia. A peine arrivés nous avons la surprise de rencontrer Danièle et Francis Gurdjian-Pylon de CCRSM. Nos routes se croisent et nous partirons chacun sur les traces de l’autre, alors nous échangeons les dernières nouvelles. Un autre couple de camping-caristes et un jeune allemand vont se joindre à nous et les discussions seront très animées autour d’un bon apéro.   
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Jeudi 8 mai : 26 – 37°
Nous commençons la visite de Boukhara par l’ensemble Liab-i-Khaouz, cœur de la ville – nombreuses medersas entourant un bassin – transformées en boutique d’artisanat ou de marchands de souvenirs. L’après-midi nous allons dans le quartier Poy Kalon – la plus belle place de la ville – avec une mosquée, une medersa et un minaret d’où l’appel à la prière était entendu à plus de 8 km. Nous sommes surpris par la quantité de boutiques dans cette ville – elles cachent les monuments. Très grosse chaleur aujourd’hui. Nous allons manger en ville et profiter de l’animation des heures plus fraîches avec Danielle et Francis qui repartent demain.  
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Vendredi 9 mai : 22 – 35°
Une petite brise a rafraichit l’atmosphère mais il va faire encore très chaud. Nous suivons le circuit proposé par le guide Lonely Planet mais il se révèle très vite inintéressant parce qu’il n’est pas à jour. Nous allons visiter les 2 medersas proches de la mosquée Kalon – l’une d’elles n’a pas de boutiques et elle est restée très dépouillée. Nous allons ensuite jusqu’à la citadelle : l’Ark – monument imposant mais les musées ouverts à l’intérieur ne sont pas très bien entretenus. Nous croisons des hommes bardés de médailles, nous sommes jour de fête nationale aujourd’hui – l’Ouzbékistan commémore sa victoire sur le fascisme. Nous allons ensuite au Zindon – prison du temps de l’émir – où les « locataires » étaient très mal traités et torturés, avant d’être souvent décapités sur le Reghistan (place publique).  Repas au bord du bassin et une pause dans les salons de l’hôtel Asia. Nous allons à la mosquée Char Minar très reconnaissable avec ses 4 tours qui ne sont pas des minarets, très bel édifice même s’il ressemble à une miniature. Nous repassons par le fabriquant de marionnettes (qui s’est produit en France) pour faire des achats. Il a un fils qui travaille à Bordeaux et il nous montre une vidéo qu’il lui a envoyée. Arrêt à la mosquée la plus ancienne – qui a des bases de temple bouddhique – puis dernier tour dans les medersas. L’essentiel de Boukhara est concentré dans le centre de la ville. Les medersas en très grand nombre (140 monuments classés) sont très belles avec leur habillage de carreaux turquoises et bleus. Cette ville est la grande ville sainte de l’Asie centrale.  En soirée il y a du monde qui se balade dans la ville et beaucoup de voitures, pour la fête nationale ou pour le week-end ?
C’est ici que nous avons rencontrés de nombreux voyageurs : à vélo, en camping-car, en 4 x 4, français ou étrangers. Nous avons passé des moments très agréables à échanger des infos ou à discuter tout simplement.
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Samedi 10 mai : 22 – 35° / 520 km – 10 005 km
Plusieurs visites ce matin : -      Mausolée de Bakhaoutdin Naqchband – lieu de naissance et tombe du fondateur de l’ordre soufi le plus influent – nombreux pèlerins sur ce site très vénéré. -      Palais de l’émir : palais très kitsch du dernier émir – « palais des étoiles semblables à la lune » - site dans un cadre très verdoyant et reposant. -      Chor-Bakr : nécropole ou « ville de mausolées » qui fut peut-être construite pour Abou Bakr, ami du Prophète. Mosquée du Vendredi, ancienne khanaka, des petits mausolées et de simples tombes. Nous prenons ensuite la route de Khiva – elle traverse d’abord des régions de cultures très verdoyantes – puis ce sera un vaste désert pendant des kms et nous serons couverts de poussière, il y en aura dans tous les coins du CC. Une nouvelle zone très verte et nous arrivons à Khiva. La route est assez bonne, puis excellente et moyenne ensuite. Journée assez dure de traversée du désert avec une température de 35°. Nous faisons le plein de diesel à une pompe très rustique !
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Dimanche 11 mai : 22 – 34°
Visite de Khiva, mais avant une bonne séance de ménage s’impose. Il fait moins chaud aujourd’hui et nous apprécions cette baisse de température. Ce matin nous allons au marché pour refaire notre plein de fruits et légumes – très beau marché comme toujours – nous achetons aussi des samossas diverses pour notre repas du soir. Beaucoup de monde dans les rues et surtout de jeunes ouzbeks. Nous visitons quelques medersas et le palais de l’émir – et surtout nous flânons dans la ville – c’est une journée sans programme bien défini. Quand le soleil descend la lumière est belle et les coupoles et minarets ont un autre éclat. Belle journée tranquille.
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Lundi 12 mai : 19 – 30°
Nous nous rendons à la poste qui est dans la ville moderne.
De retour nous montons sur les remparts mais le tour est stoppé par un mur – de là nous avons une belle vue sur la vieille ville. Khiva est la ville la plus reculée et la plus intacte des villes de la Route de la Soie. Depuis 1967 elle est préservée par son statut de ville-musée. Son importance est liée au fleuve Amou Daria que l’arrosage d’une production intensive de coton a absorbé. Ce besoin d’eau a également vidé la mer d’Aral. Ici les coupoles, minarets et medersas sont ornés de céramique verte, le vert de Khiva, qui n’existe pas dans les autres villes.  Parmi les monuments importants : le palais de l’émir avec son harem – la mosquée Juma et son minaret – le minaret Kalta-Minor ou minaret inachevé – les portes de la ville et de nombreuses medersas dont certaines abritent un musée. Aujourd’hui la ville est calme. Il fait bon se promener et visiter dans cette ambiance paisible. Nous venons de recevoir des nouvelles de Jeanne et Lucien Rudolf : ils sont à la frontière entre le Kazakhstan et la Russie. Ils ont subi 2 pannes et le CC a dû être transporté sur un plateau.
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Mardi 13 mai : 19 – 32° / 420 km – 10 425 km
Nous reprenons la route et passons par Nukus. Avant de quitter Khiva nous tentons de refaire le niveau de gasoil – mais aujourd’hui les pompes sont fermées. Nous demandons à des mécanos où on peut en trouver et quelques coups de fil plus tard un homme arrive en voiture avec un bidon de 20 l. Nous referons la même demande à notre arrêt repas de midi et on nous emmènera à la maison voisine … Nous serons ainsi sûr d’aller jusqu’à la frontière sans avoir ce souci parce qu’à partir de Nukus on ne trouve plus de gasoil en dehors du marché noir. Nous retraversons une bonne partie désertique avant de bifurquer vers Moynac et la partie ouzbèque de la mer d’Aral. Ici la mer a reculé de plusieurs dizaines de kms et il ne reste que quelques bateaux rouillés pour témoigner de sa présence. Triste spectacle …
La mer s’est scindée en 2 avec une île au centre qui a été un terrain d’expérimentation d’armes chimiques et bactériologiques pour les russes. Au moment de l’indépendance le sous-sol conservait plusieurs centaines de tonnes de virus mortels. Cet endroit est appelé le petit Tchernobyl, avec tous les problèmes de santé que cela génère chez les habitants. Les Américains en accord avec le gouvernement ouzbèque ont décontaminé l’île en profondeur. Notre bivouac sera au mémorial.
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Mercredi 14 mai : 19 – 37° / 435 km - 10 860 km
Nuit calme sur ce site. Nous avons eu de nombreux curieux. Arrêt au marché de Qonghirat pour le plein habituel de légumes et de fruits. Et c’est encore une journée de traversée du désert sous une chaleur de plomb. La route est très belle au début puis ce sera une succession de très mauvaise route, avec des trous partout, et de route moyenne. On croise quelques chameaux et dromadaires – on comprend qu’il ne peut pas y avoir de vie dans un endroit aussi inhospitalier. Pendant notre pause de midi des CC passent … Ils sont en convoi et n’ont pas la liberté de s’arrêter pour un échange de nouvelles. On arrive à la frontière de sortie de l’Ouzbékistan à 16 h. et l’attente commence. Un commerce de poisson fumé se développe à l’ombre de notre camion. A 18 h.30 rien n’a bougé ! Bernard va aux nouvelles et explique que nous sommes touristes, qu’on va visiter le Kazakhstan et qu’on attend depuis longtemps, … Le policier appelle ses collègues et nous doublons la file. Arrivés au contrôle on se rend compte que toutes les voitures sont fouillées, ceci explique la lenteur du passage … On attend encore un grand moment et notre camion est inspecté dans tous les coins et recoins : curiosité et professionnalisme. Les douaniers nous demandent notre accord et le chien saute dans la cellule et dans le coffre pour renifler … rien du tout. On avance vers la frontière kazakhe, c’est le bazar, des automobilistes nous laissent passer, c’est très étroit, Bernard roule sur un tas de choses non définies et on entend un sifflement – le pneu est mort ! il stoppe avant que le 2ème ne roule sur ce même tas d’ordures. C’est la pire frontière que nous ayons passée ! Il faut déballer tout le coffre pour arriver à la roue de secours – la roue est bien boulonnée et les boulons résistent jusqu’à ce nous ayons un coup de main apprécié. Celui d’un ukrainien qui parle quelques mots de français – son amie a vécu en France et il va à Samarkand où elle vit maintenant pour l’épouser – il a un garage en Ukraine et changer la roue est très facile pour lui. Et encore des bureaux, des papiers à remplir, des contrôles, que de choses – qui servent à quoi ? et encore la visite du camion … on finit ce passage à 21 h. Le bivouac sera sur le parking juste après la douane. Nous sommes vannés. Et cerise sur le gâteau : personne ne parle de l’OVIR !!!!!!!!!!!!! mais pour le Kazakhstan il faut s’enregistrer à l’immigration même si on reste moins de 5 jours.
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