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GEORGIE - FRANCE du 18 juin au 1er juillet


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Samedi 18 juin : MTSKHETA : 18 km – 18362 km
Réveil tardif mais nous avons du temps devant nous. Les marcheurs sont nombreux ce samedi malgré un temps nuageux. Petit tour dans le bourg mais à part des épiceries, des restos et des officines de change peu de choses à voir. Nous prenons la route de Tbilissi. A Archa nous tournons vers le village de Sno. Il contient les vestiges d’une forteresse du XVI°siècle. On voudrait aller plus loin dans la vallée mais c’est une piste alors non merci nous avons beaucoup donné ! Nous avons la surprise de croiser des dizaines de camions à l’arrêt. Alors il nous faut une explication : la frontière est fermée le samedi ? Une régulation se fait en amont de la frontière ? … ? Pas de réponse. La route passe par le col de la croix de fer à 2385 m. puis descend rapidement jusqu’à un monument qui célébrait l’amitié entre la Russie et la Géorgie. Très bon repas de midi dans un petit resto typique. Autre chose que des chachliks (brochettes) ou des mantis (gros raviolis), on se régale … et un petit verre de rouge géorgien pas mauvais du tout. Arrêt au complexe fortifié d’Ananouri. L’église de l’Assomption date de 1689 et l’église de la Vierge est à moitié abandonnée. Une tour défensive complète l’ensemble. Nous descendons jusqu’à Tbilissi où nous retrouvons la chaleur, juste pour nous remémorer notre visite de 2013. Nous passons la nuit sur le parking de la cathédrale de Svetitskhoveli à Mtskheta qui est inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco.
 
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Dimanche 19 juin : GORI : 143 km – 18505 km
Ce matin nous montons au monastère de Djvari sur une colline qui domine Mtskheta. Il y a un office mais chacun fait sa vie ; bavardages, confessions, communion, … Pourtant les femmes se couvrent la tête et tout le monde se signe de multiples fois. Encore un bon resto à Gori. Nous allons à la ville troglodytique d’Ouplistsikhe qui, au Moyen-Age comptait 20 000 habitants répartis dans plus de 700 grottes. Site extraordinaire. A Gori nous passons très rapidement voir la maison natale de Staline. On avait fait la visite complète avec son wagon perso en 2013 et surtout un gros orage nous tombe sur la tête. Bivouac en sortie de ville.
 
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Monastère de Djvari
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Village troglodytique d’Ouplistsikhe
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Gori - maison natale de Staline
 
Lundi 20 juin : BATUMI : 362 km – 18867 km
Nuit un peu agitée sur cette aire d’autoroute. Quelques fêtards nous ont réveillés avec leurs débordements sonores. Sur la route de Kutaisi on croise de nombreux vendeurs de hamacs, de maïs bouilli, de framboises, de champignons, de paniers, de nains de jardin, de divers objets en bois, … Il est très difficile de circuler à Kutaisi alors nous irons seulement au monastère de Guelati. On va à Batumi en passant par Poti, ville sans intérêt. Mais en voulant rentrer dans un parking le camion heurte une souche cachée par des herbes - la porte est explosée, le bas de caisse de travers et la moustiquaire décolle ... Après tout ce qu'on a vécu, venir se cabosser là, c'est rageant ! Bernard ramasse les morceaux, la porte est rectifiée à grands coups de marteau, elle n'est plus tout à fait dans le cadre ni très étanche, mais elle ouvre et ferme avec un bon coup de pied. Batumi est une ville balnéaire superbe, très cossue avec plusieurs casinos. Bivouac derrière une station-service.
 
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Monastère de Guelati
 
Mardi 21 juin : monastère de SUMELA : 304 km – 19171 km
Quelques courses pour dépenser les laris qui restent et nous allons vers la Turquie. Le passage des 2 postes se fait en moins d’une demi-heure. C’est un vrai plaisir. Le douanier turc demande si nous avons de l’alcool. Je n’ai pas souvenir d’avoir eu ce genre de question lors des passages antérieurs. Plus de plage du côté turc. Les collines sont recouvertes de théiers jusqu’au bord de la route.
 Nous allons à Sumela et nous comptons dormir au monastère. La vallée devient de plus en plus étroite et des élevages de truites se succèdent. Au péage le gardien nous apprend que le monastère est fermé. Pas de chance ! Nous allons jusqu’au bout de la route et discutons un moment avec un restaurateur qui nous apprend que le site est fermé depuis 1 an, qu’il n’y a rien eu de fait sauf depuis 1 mois, que la réouverture est prévue pour septembre, et qu’il n’est pas sûr que le monastère soit ouvert l’année prochaine. Nous nous donnons rendez-vous pour voir. On redescend jusqu’à un resto-camping et profitons de ce bel environnement avant de déguster une truite qui nous sera servie à domicile sur un plateau. En soirée : toc, toc, toc ... un couple d'iraniens de Chiraz qui vient discuter un  moment - agréable rencontre ! Et leur surprise d'apprendre que nous avons passé 2 mois en Iran l'année dernière.
 
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Resto-camping de Sumela

Mercredi 22 juin : UNYE : 290 KM – 19461 KM
Journée étape – on roule. On quitte le patron du resto-camping après un grand moment de discussion et la visite de son élevage de truites. Je vais mettre son adresse sur CCInfos. On suit le bord de la mer Noire et c’est très agréable. La route est à 2 x 2 voies et on roule bien, pas trop vite pour nous à cause des amortisseurs défaillants. C’est le ramadan et les restos sont pour la plupart fermés à midi. Il faut changer des euros et on cherche une banque mais, chose étrange, on devrait avoir un papier officiel de la république turque pour pouvoir changer … alors le change se fait chez un bijoutier … bizarre, bizarre … 4 banques ont refusé de faire l’opération. Arrêt derrière une station-service sur un très grand parking.
 
Jeudi 23 juin : CAMILI : 453 km – 19914 km
Journée étape. On suit le bord de mer jusqu’à Sinop par une belle route 2x2 voies. Après les choses se gâtent, le GPS nous envoie sur des petites routes et on perd un peu le fil de notre trajet.     Un gros avantage : on monte à plus de 1 000 m. et la température quitte les 34°. Après ces difficultés nous quittons le bord de mer et la route est bonne. Arrêt sur un parking en pleine campagne et au frais.
 
Vendredi 24 juin : HASAMBEY : 424 km – 20 338 km
Journée étape. La température va monter jusqu’à 35°, il fait CHAUD ! Passage par Safranbolu, la ville du safran ou comment le Routard nous envoie voir qu’il n’y a rien à voir ! Traverser la Turquie le mois du « ramazan » n’est pas à refaire. La vie est ralentie et les restos fermés en grande majorité. On se rapproche de Bursa qui sera notre étape de demain. Le resto de notre parking est ouvert ce soir.
 
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Mosquée safran de ... Safranbolu
 
Samedi 25juin : BURSA : 222 km – 20 560 km
Enfin une journée qui bouge ! Nous passons par Iznik et le lac Iznik GÖLÜ. Quelle surprise de trouver une ville animée avec des femmes vêtues à l’occidentale. Nous avons l’impression de croiser des touristes. C’est un bol d’air après cette traversée d’un pays ensommeillé par le ramadan. La ville est entourée d’un rempart plutôt bien conservé. Visite de l’église Ste Sophie où le septième concile s’est réuni en 787. Elle a été rebâtie après un tremblement de terre et transformée en mosquée après la prise de la ville par les ottomans en 1331. Nous apprécions cette mosquée qui permet une visite à tous avec un endroit réservé à la prière. Le mélange des vestiges et des matériaux modernes, verre et acier, est une réussite. Nous trouvons un endroit bien ombragé au bord du lac pour la pause de midi. Cette région est couverte d’arbres fruitiers et d’oliviers. Nous allons à Bursa et c’est toujours un plaisir de se promener dans le bazar au milieu des étalages de sucreries, de fruits, de légumes, ... Ce bain de foule après toutes ces semaines d’espaces désertiques nous va bien. Mais nous décidons de dormir plus loin parce que le thermomètre monte à 36° en ville.   Petite info utile : le change ne se fait pas dans les banques mais dans les bijouteries.

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                                                        IZNIK                                                                                       église Sainte Sophie d'Iznik
 
Dimanche 26 juin : ALEXANDROPOULOS : 364 km – 20 924 km
Derniers kilomètres en Turquie et toujours des champs cultivés : céréales, tournesol, … et toujours des arbres fruitiers. Nous arrivons juste à temps pour prendre le ferry qui traverse les Dardanelles. Et c’est ensuite la sortie de la Turquie et l’entrée en Grèce. Nous choisissons le camping pour ce soir. Il est au bord de la mer et calme. On y est déjà venu. Plaisir d’une bonne douche sans avoir à économiser l’eau.
 
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Traversée des Dardanelles
 
 
Lundi 27 juin : IGOUMENITSA : 642 km – 21 566 km
Journée étape. La route est superbe, une autoroute d’ailleurs. De temps en temps un péage nous réclame 2.40 €. C’est une traversée longue mais facile. La clim’ est la bienvenue. Arrivés à Igoumenitsa nous ne pouvons pas avoir de places en open-deck aujourd’hui alors nous partirons avec Minoan Lines et en cabine. Nous trouvons une place très agréable en face de la petite ville pour attendre l’heure de l’embarquement : 2 h.30 mardi ! Pour la petite histoire, nous avons perdu une grille du réfrigérateur !

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Vue sur Igoumenitsa
 
Mardi 28 juin : ANCONE : 18 km – 21 584 km
Finalement nous avons embarqué à 3 h.15 et à 4 h. nous étions au lit. Nous avons changé d’heure pendant la traversée et nous sommes maintenant à l’heure française. Nous avons tué le temps du mieux possible sur le ferry et à 18 h. nous débarquons à Ancône. Bivouac sur l’aire de service qui est à côté du parking Auchan.
 
Mercredi 29 juin : PIACENZA : 422 km – 22 006 km
Un peu de fraîcheur cette nuit mais la journée sera encore très chaude. Nous ignorons l’autoroute et traversons des villages bien agréables. Journée étape et maintenant le retour au bercail approche.
 
Jeudi 30 juin : AIGUEBELLE
Etape habituelle à Susa pour déguster une pizza et une glace et faire quelques emplettes de spécialités italiennes. Bivouac à Aiguebelle où nous avons déjà stationné.
 
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Vendredi 1er juillet :
Nous passons un agréable moment en famille sur notre route du retour.
 
Nous retrouvons aussi notre groupe de destination pour préparer le futur voyage, voyage abandonné puis remis sur pieds puis abandonné une deuxième fois et remis sur pieds ! Nous voulons aller loin et longtemps et subissons les changements de réglementation pour la traversée de certains pays. Mais cette nouvelle aventure fera l'objet d'un nouveau récit ... alors patience ...

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