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KAZAKHSTAN - RUSSIE du 4 au 17 juin


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Samedi 4 juin : TARAZ : 109 km – 13215 km Ce matin il y a peut-être une remise des prix à l’école de musique, nous attendons un moment et il ne se passe rien alors on prend la route. On n’est déjà plus dans les paysages du Kirghizstan et on descend à moins de 600 m. On longe le lac de Kyzyl-Adir qui se termine par un barrage avec la tête de Lénine. Arrêt dans une petite gargote sur l’eau et une pause à l’ombre ensuite. De 10 ° nous sommes passés à + de 35 ° et il faut un temps d’adaptation. Le passage de la douane se fait en 45 mn et je passe toute seule à pieds … Bivouac à Taraz à l’hôtel où nous nous étions arrêtés il y a 2 ans. Le gardien du parking se souvient que je ne voulais pas dormir trop près des poubelles ! Petit tour dans cette ville soviétique sans charme et repas moyen au resto de l’hôtel.
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Barrage Lénine – Khirghizstan
 
Dimanche 5 juin : GABRILOVKA : 222 km – 13437 km
A la sortie de Taraz il y a du monde rassemblé près d’un monument. Il s’agit d’une cérémonie militaire avec remise de … ? Hymne national et discours. Nous partons au moment des discours qui promettent de durer ! Le deuxième arrêt est aux mausolées d’Aïcha-Bibi et de Babadja-Khatoun qui furent les héroïnes d’un Roméo et Juliette local. Ces mausolées attirent nombre de fidèles. Avant Chymkent nous faisons un détour par la réserve naturelle de Kaskasu, très proche de l’Ouzbékistan et où nous sommes bien au frais dans un canyon verdoyant.  Nous y passerons la nuit.
 
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Mausolées d’Aïcha-Bibi et de Babadja-Khatoun
Lundi 6 juin : TURKESTAN : 239 km – 13676 km
Nuit sous les étoiles au bout de la vallée. Le camion est malade ! Bernard avait un doute et il a eu confirmation : les amortisseurs sont morts. A force de danser et de sauter sur les pistes ils ont rendu l’âme ! On peut continuer à rouler mais on les fera changer si possible en Turquie. Arrêt à Saïram pour voir un minaret du X° siècle … peut-être. A Chimkent, grande place de l’Indépendance et visite du musée des Victimes de la répression soviétique (purges staliniennes). Nous nous arrêtons à Turkestan près du mausolée de Yasawi et d’une grande place qui va être animée ce soir !

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Chimkent - la place de l'Indépendance
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Musée des Victimes de la répression soviétique (purges staliniennes)
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Turkestan - mausolée de Yasawi
Mardi 7 juin : après ZHOLANY 521 km – 1417 km Il n’y a pas beaucoup de sites touristiques au Kazakhstan aussi nous voulons voir tout ce qui est possible. Nous quittons la grande route pour Sauran qui est la citadelle la mieux conservée des routes de la soie dans la vallée du Syr-Daria. Elle nous rappelle les « qalas » du nord-est de l’Ouzbékistan. Cette « krepost » devait être beaucoup plus importante. Depuis Taraz les routes sont extraordinairement en bon état. C’est vrai qu’il y a 2 ans il y avait de nombreux chantiers et maintenant nous profitons de toutes ces réfections. Aujourd’hui la police est omniprésente et nous arrête 2 fois. On comprend bien qu’il n’y a pas d’infraction mais le désir de nous soutirer de l’argent ou des cigarettes ou de l’alcool pour les premiers qui se contenteront  d’un porte-clés  tour Eiffel. Les suivants apprendront que nous sommes attendus à Baïkonour (!) et nous laisserons repartir gratuitement. Quelle plaie ! Aujourd’hui nous avons frôlé les 40 ° ! Appels au garage Fiat de Clermont et à notre assureur pour les amortisseurs, réponses identiques : en gros, débrouillez-vous.  Bivouac sur un parking gardé près d’un resto avec wifi.
 
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"krepost" de Sauran
 
Mercredi 8 juin : 25 km d’YRGIZ : 531 km -14728 km
Journée étape. On roule d’autant plus qu’il n’y a rien à voir. On traverse de grandes étendues désertiques peuplées de chameaux, de chevaux et de vaches. Les routes sont toujours en très bon état mais très monotones. A Baïkonour, nous ne pouvons pas entrer dans la ville. Depuis l’indépendance du Kazakhstan les russes louent la ville et le cosmodrome et ceci jusqu’en 2050, donc pas d’accès libre à la ville. Aral reprend un peu de vitalité. Les kazakhes ont construit une digue du côté nord de la mer d’Aral et l’eau monte régulièrement. Encore quelques années et la mer sera à son niveau d’avant. Dans la salle d’attente de la gare une mosaïque rappelle que les pêcheurs d’Aral ont nourri les russes pendant la famine de 1921. Nous reprenons la route et elle est déserte, pas de station-service et pas de parking avec resto pour s’arrêter pendant des dizaines de km. C’est un vrai problème. On en trouve finalement un et ce sera notre bivouac pour cette nuit.
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Le chameau élégant change de fourrure au printemps ! Porte des boucles d'oreille mais ignore le dentifrice !
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Baïkonour : Youri Gagarine - vol habité d'avril 1961 - il y a 55 ans
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Aral : mosaïque des pêcheurs locaux donnant du poisson aux russes pendant la famine de 1921

Jeudi 9 juin : ELEK : 523 km – 15251 km 
Journée étape. On roule.  Mais aujourd’hui on ne verra même pas un animal !  Avant Aktobe il y a des contrôles de police avec des policiers surarmés et cagoulés.  Nous allons chercher sur internet ce qu’il se passe. A Aral des gens nous avaient parlé de tirs d’arme à feu dans cette ville ?
A Aktobe les entrées puis les sorties de la ville sont contrôlées.  Une chance pour nous parce que nous n’avons pas pris la route principale pour Atyrau (le GPS a encore frappé !) et qu’un policier nous remet sur la bonne route.  Bonne ! Façon de parler … de gondolages nous passons à trous rebouchés !  Difficile de trouver un bivouac mais le nôtre sera agréable à côté d’un resto dont les serveuses sont charmantes.
 
 Vendredi 10 juin : ELEK : 328 km –15579 km 
JOURNEE NOIRE Ce matin nous subirons 3 contrôles de police. Le premier devant notre bivouac où la police est installée depuis hier. On ne plaisante pas et on ne refuse pas la visite de la cellule par un civil qui a la main sur son pistolet dans son blouson pendant qu’un militaire se tient devant le Ccar avec son arme.  La route est difficile : des trous puis une piste dans un chantier de réfection.  A midi nous avons fait péniblement 160 km. Un jeune kazakh vient nous parler par l’intermédiaire de son traducteur sur téléphone. La route pour Atyrau est très mauvaise. Il a mis 12 h. pour parcourir 250 km. Les 80 derniers km sont impraticables – il a dû être remorqué avec sa voiture et a déglingué sa calandre. Il nous conseille de revenir sur Aqtobe puis de passer par Ouralsk et descendre le long de l’Oural pour arriver à Atyrau.  D’après lui, c’est une autoroute. On se concerte avec Bernard et on décide de suivre son conseil. Serge et Gérard avait déjà dit que la route était épouvantable et elle n’a pas dû s’améliorer.  On aura parcouru près de 500 km pour rien !  On se retrouve à notre point de bivouac d’hier avec toujours le barrage de police.  On apprendra qu’il y a eu des attentats terroristes (anti-président ?) à Aqtobe avec une vingtaine de tués et que les habitants sont invités à rester chez eux …
 
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Samedi 11 juin : ZHYMPITY : 441 km – 16020 km  
On repart sur Aqtobe et on prend la direction d’Ural’sk (Oral ou Oural).  Barrages de police même loin  d’Aqtobe : chicanes, herses et un policier planqué derrière des sacs de sable. Ils ont raison. Le terrorisme est une plaie.  La route est très bonne puis bonne et on roule tranquillement. Rien à voir avec la route au sud et on ne regrette pas les kilomètres supplémentaires.  Bon point wifi à midi et ce soir bivouac près d’un resto. C’est le plus simple dans ce pays où on roule pendant des heures sans voir le toit d’une maison.  
On assiste à un dépannage « Mondial Assistance à la mode kazakhe ». Un camion descend dans le champ sous le parking et recule pour être la hauteur du parking. Une voiture est tirée puis poussée jusqu’à ce qu’elle rentre dans le camion ! A ce moment-là le camion remonte sur le parking et le dépannage est terminé. La séquence « poussage » a été la plus dure et Bernard est allé donner un coup de main.  
  
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Dimanche 12 juin : INDERBOR : 478 km – 16498 km 
Journée étape. On roule mais sur une route en bon état.  Toujours pas grand-chose à voir et bivouac près d’un resto.  

Lundi 13 juin : frontière KZ – RU : 504 km – 17002 km 
Encore une journée étape.  Route assez bonne jusqu’à Atyrau mais après … hou la la !!! Le pire du pire.  On avait oublié parce qu’à l’aller nous étions déjà passés par là.  Souhaitons que ce sujet de conversation ne soit plus d’actualité jusqu’à notre retour !  Impossible  de trouver un  coin de  bivouac dans ce désert alors on  va jusqu’à la frontière où on arrive à 21 h.  
FIN de la journée et du Kazakhstan où il y a 2 choses rédhibitoires : la police et ses contrôles trop nombreux et l’état catastrophique de ses routes.  Un bon point : le diesel est à 0.27 € !  

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Mardi 14 juin : 80 km après Astrakhan : 168 km – 17170 km 
Nous passons la frontière en moins d’une heure. Très bonne ambiance et accueil des 2 côtés.  Arrêt à Astrakhan pour le garage Fiat. La concession est toute petite et ils ne sont pas très motivés pour nous dépanner. Alors on attend. On a déjà parcouru environ 4000 km sans amortisseurs et il faudrait faire quelque chose. Ce ne sera pas fait en Russie, aucun garage dans la région n’a les bons amortisseurs. On va contacter Mondial Assistance.  On va visiter le Kremlin avec la magnifique et majestueuse cathédrale de l’Assomption construite sur 2 niveaux. En face, la cathédrale de la Trinité avec ses clochers en forme de bulbe nous rappelle avec plaisir les églises de l’Anneau d’Or.  Bivouac à quelques km de là.
Dans une petite boutique au bord de la route nous trouvons un transfo 12 / 220 v. pour remplacer le nôtre qui a rendu l’âme en Ouzbékistan.  On s’arrête de bonne heure et c‘est agréable d’avoir du temps après ces journées étapes.  

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Cathédrale de la Trinité
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Cathédrale de l’Assomption
 
Mercredi 15 juin : DIVNOE : 361 km – 17531 km 
Nous prenons le temps de faire laver le Ccar ce matin et pendant ce temps on discute à l’aide du dico français-russe. Je suis étonnée de leur intérêt pour ce dictionnaire et leur envie d’échanger. Nous passons un bon moment.  La route traverse la steppe la plus étendue d’Europe. C’’est très monotone et il fait très chaud (36°) avec un vent violent.  Visite d’Elista, son temple bouddhiste, le plus grand d’Europe inauguré en 2005 par le Dalaï-Lama en personne. Cette culture bouddhiste en Russie est très surprenante.  De nombreuses statues sont disséminées dans la ville mais cette ville en reste malgré tout très moche …  Alors on sort de cette fournaise et on passera la nuit sur le parking d’un hôtel un peu plus loin.  
 
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 Jeudi 16 juin : KURSAVKA : 345 km – 17876 km 
Nous avons un garage proche et Bernard explique par gestes son problème d’amortisseurs. Diagnostic : comme c’est du roulis on peut rouler doucement mais quand ce sera du tangage … on versera ! Pas vraiment ce qu’il a dit et puis on verra bien … au prochain garage Fiat … en Géorgie.  Le paysage change et on traverse des régions cultivées : blé, tournesol, … C’est plus agréable que la steppe. On traverse la grande ville de Stavropol, belle cité bien ombragée. On retrouve plus d’animation et c’est bien agréable.  Ce soir on s’arrête dans un parking TIR gardé et on commande des brochettes.  Avec une bonne vodka-orange, c’est la belle vie !  

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                                           La vue du Ccar ...                                                                    ... et la bergère du XXI° siècle
 
Vendredi 17 juin : STEPANTSMINDA : 288 km – 18164 km 
Il a plu cette nuit et la route est par endroits complètement submergée. Elle est en contrebas des champs et elle sert de déversoir. Les orages ont dû être violents dans la région traversée.  Cette région est très riche en cultures : des céréales et des champs de pommiers à perte de vue.  On retrouve les marchands au bord de la route et on s’arrête pour acheter des fruits. Quand elle comprend que nous sommes français la vendeuse me serre dans ses bras. On prend une photo aussitôt développée et donnée pour leur plus grand plaisir.  Il fait moins chaud et c’est bien.  On dépense nos derniers roubles avant la frontière géorgienne.  Petit problème avec les douanes pour le camion. Le douanier nous montre la date du 16 juin sur le papier russe et nous sommes le 17 juin ! Oui, mais notre visa est de 3 mois – rien à voir et il parle de 3000 roubles soit 42 € de « frais ». Bernard part un moment avec eux, ils sont très courtois et bien ennuyés mais quand ils comprennent que nous sommes passés par les pays en Stan alors tout va bien … et surtout pour nous !  La sortie de Russie dure plus d’1 heure mais l’entrée en Géorgie est bouclée en ¼ d’heure.  Nous montons à 1750 m. et bivouaquons à Stepantsminda, petit bourg de montagne très animé.  

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