retour à l'accueil

KIRGHIZSTAN du 16 mai au 4 juin


carte5

Lundi 16 mai : OSH : 207 km – 9964 km
Nous quittons ce bivouac très calme et retournons sur la route du Tadjikistan pour avoir une vue sur les montagnes. Malheureusement le temps est couvert mais Sary-Tasch est un endroit idéal dans la vallée d'Alaï pour admirer les sommets. Et, merveille, les routes sont excellentes. Nous passons des montagnes enneigées aux collines ocre, aux versants verdoyants, une nature toujours changeante et une route qui descend par de nombreux lacets du col de Taldyk à 3600 m. à une altitude avoisinant les 1000 m. Nous croisons de nombreux troupeaux de moutons, de vaches et de chevaux et voyons les premières yourtes. Arrêt de midi dans un superbe resto de style chinois. Puis de violents orages de pluie et de grêle nous tombent dessus. Nous sommes à Osh en début d'après-midi et nous allons faire une pause bienvenue. Et ce soir repas au champagne ! Y'a pas d'mal à s'faire du bien !

kir1   kir2
                                                                                           Et un autre cimetière musulman
kir652
Descente du col de Taldyk - 3 615 m.
kir3   kir4kir5   kir6

Mardi 17 mai : OSH
Visite de la ville aujourd’hui après un bon petit déjeuner à la guesthouse. Nous partons à pieds parce que la ville n'est pas trop loin et qu'il n'y a pas beaucoup de sites touristiques à visiter. On grimpe à Sulaiman Too par un escalier un peu raide. Ce lieu est saint parce que le prophète Mahomet y aurait prié. On a une belle vue sur la ville. Des femmes en pèlerinage se groupent vite, vite pour se faire prendre en photo.
 Un musée est ouvert là-haut. Il est très bien présenté et éclairé par de belles lampes en verre. On redescend par un long chemin qui part de l'autre côté de la colline et c'est l'occasion de nouvelles photos. Un autre musée en bas, pas très intéressant et une yourte à 3 étages. Achat d'une carte SIM locale pour 430 soms + 120 soms d'abonnement pour 1 semaine soit 7.30 €.  La ville est très agréable traversée par de grandes allées ombragées. L'ambiance est très sereine. La pluie nous ramène à notre logis en fin d'après-midi.

kir7   kir17kir18   kir19
Vue sur Osh depuis la montagne de Sulaiman Too, musée et yourte à 3 niveaux
kir11   kir10  
Entrée du musée et mosquée
kir8   kir9   
kir12   kir14 
kir15   kir16    Spécialité kirghize cuite au four tandoori

Mercredi 18 mai : OSH
Ce matin nous arpentons le bazar. Il est très grand et a le mérite de proposer des objets pour touristes. Alors on se laisse tenter. Les boutiques sont installées dans des containers recyclés qui sont parfois empilés, c’est très particulier. Bernard passe chez le coiffeur, une coupe pour 1 €. Petit resto sympa sous une tonnelle à midi. Après-midi nous repartons pour le bazar Jayma plutôt consacré à la nourriture et aux produits pour la maison. Des vendeuses nous interpellent et nous invitent à manger avec elles. On sort de table et on décline l’offre très poliment. Alors l’une d’elle vient vers nous avec son plat qui ressemble au « kurtob » tadjik, elle prend une portion avec ses doigts et nous la fourre dans la bouche, chacun son tour ! On ne peut que rire de ce geste de bienvenue très spontané mais on évitera de repasser devant la boutique. Au retour nous profitons du confort de la guesthouse pour faire le ménage et ranger notre Ccar. Ce n’est pas du luxe. Un couple de Hollandais vient discuter avec nous, ils parlent bien français, vont visiter 5 pays en Stan avec une voiture avec chauffeur. Ils ont beaucoup d’humour et c’est un moment agréable.
  
 kir20   kir26
kir22   kir23kir29   kir30kir27   kir31  kir21   kir32  
kir24   kir25 
Le "kurtob"
kir33  

Jeudi 19 mai : KARA-DYIKAN : 155 km – 10119 km 
Départ de Osh ce matin après un passage à la banque et à la pompe à diesel (0,46 €/l.) Nous allons vers l’ouest jusqu’au lac de Papan, appelé réservoir de Papan.  Nous prenons une petite route et apercevons des bergeries et quelques maisons. Puis le lac apparaît. Il est bleu turquoise enchâssé dans ces collines très vertes. Nous suivons la berge et allons jusqu’au village suivant où nous trouvons une petite gargote où on nous sert le même plat typique qu’à Osh (cuit dans le tandoori) et encore meilleur !  Retour sur Osh et la route qui va à la forêt de noyers où nous serons demain.

kir34
 
Vendredi 20 mai : TOKTOGOUL : 340 km – 10459 km 
Cette journée ne s’est pas passée comme prévu. Ce matin nous allons à Arslanbod pour voir la plus grande forêt de noyers au monde.  La route est très agréable et nous allons vers les monts Babash-Ata couverts de neige. Malheureusement il est impossible de se garer dans Arslanbod à cause du marché et la route finit par un chemin peu praticable. Où est la forêt de noyers ? Nous revenons sur la route principale et continuons vers le lac de Toktogoul. On voit plusieurs fours de fabrique de briques le long de la route. La soirée se termine sur une note plus agréable. Nous rencontrons un couple de jeunes hollandais    accompagnée d’une française. Ils ont une grosse voiture de location et vont au Tadjikistan. Ils veulent y être demain matin à 8 h. et irons jusqu’à Khorog. Ils passent un moment avec nous et vont rouler une partie de la nuit. Nous leur souhaitons bonne route.

kir35   kir36   
 
Samedi 21 mai : TOKTOGOUL : 135 km – 10594 km
Nous arrivons rapidement au lac de Toktogoul après avoir traversé un paysage de collines verdoyantes et de montagnes ocre. Un petit tour au marché pour faire le plein de légumes et nous trouvons un resto de poissons. A peine arrivés le patron entraîne Bernard à la pêche et nous mangerons 2 truites très fraîches ! Nous ne pouvons pas aller au bord du lac et c’est un peu décevant. Nous retournerons au resto pour le bivouac.

kir37
 
Dimanche 22 mai : BISHKEK : 288 km – 10882 km
Très belle route ce matin. Nous montons le col d’Alabel à 3184 m. et arrivons près de la neige et des sommets enneigés après avoir doublé de nombreux troupeaux de moutons dans la montée. Ces troupeaux sont bien signalés avec quelques centaines de mètres en avant un gamin perché sur un âne qui agite un drapeau rouge pour prévenir les automobilistes. Des marchands de miel sont là au milieu de leurs ruches. Puis quelques yourtes bordent la route. Ce n’est qu’en arrivant au col de Otm’Ok que les yourtes sont très nombreuses. Nous sommes sur un plateau d’altitude et ici les troupeaux de chevaux dominent avec les poulains qui sont regroupés et attachés à la même corde. Les femmes fabriquent les kuruts, boulettes de yaourt séché et nous assistons à l’enfumage d’une baratte pour la fabrication des kuruts fumés. Nous nous arrêtons dans un resto superbe. On ne s’attendait pas à trouver un établissement aussi moderne ici. Un tunnel de près de 3 km est bloqué et nous nous racontons que les files passent une fois dans un sens et une fois dans l’autre. Un jeune kirghize vient nous parler. Il est guide francophone et nous lui posons plein de questions. Ainsi il nous apprend qu’un troupeau de moutons passe par le tunnel et ceci explique le blocage. Et voilà … La route devient ensuite plus monotone et nous nous trouvons à Bishkek en fin de journée.  Le bivouac se fera sur le parking du resto Arzu en plein centre-ville.  
 
kir39   kir41kir38   kir40kir42   kir45kir46   kir47  
 
Lundi 23 mai : BISHKEK
Ce matin il pleut alors nous restons dans notre coquille. Très peu de jours de pluie jusqu'à présent. Le resto Arzu qui est donné dans le Lonely Planet comme un "restaurant haut de gamme" et qui nous loge sur son parking devient notre "cantine". Dans l'après-midi la pluie s'est arrêtée de tomber alors nous faisons un tour dans la capitale. Peu de choses à voir à part le grand magasin SUM et quelques grandes places. Bishkek va accueillir en août les grands jeux trans-Asie qui regrouperont les pays de la Russie à la Turquie en passant par les Stan.
    
kir48   kir49kir50   kir51
  
Mardi 24 mai : ALPLAGER : 146 km – 11028 km 
Nuit très agitée.  Nous étions contre un terrain de foot (de taille réduite) et l’entrainement a duré jusqu’à 21 h. Rien à dire sauf qu’à partir de 23 h. il y a eu des matchs et que la plaisanterie s’est terminée à 2 h. du matin avec des discussions jusqu’à 3 h !  Arrêt rituel pour quelques courses : c’est la pleine saison des cerises et des fraises à environ 1 € le kg pour les cerises et 1 € le seau pour les fraises !  On veut faire recharger notre carte SIM-internet et on apprend qu’elle est validée pour 1 mois – petit rappel : SIM + abonnement : 550 soms soit environ 7 €.  On va à Tach-Bulak pour voir les cascades mais la route se transforme en piste et nous faisons demitour.  Nous aurons plus de chance avec le canyon d’Ala-Artcha qui est un parc naturel avec entrée payante (7 €). Après une petite rando de 2 h. environ nous cherchons un endroit assez plat pour passer la nuit. Il y a du monde à Alplager, des familles et des jeunes gens.  Les quelques nuages qui couvraient les sommets ont disparu dans la soirée et la montagne est magnifique.  
  
kir56   kir52
kir55    kir54   kir57   kir58   kir59  
 
Mercredi 25 mai : DYEL-ARYK : 268 km – 11296 km 
Nuit très calme à 2100 m. d’altitude et beau soleil sur les sommets ce matin.  Nous allons dans la vallée d’Alemedin, qui nous paraît moins belle que celle d’Ala-Artcha.  Dans l’après-midi on va jusqu’à la tour de Bourana, gigantesque minaret en briques qui a été très restauré par les russes dans les années 1970.  Il a été affublé d’un escalier extérieur en colimaçon et d’une plate-forme très bizarres. L’escalier intérieur est dans le noir avec de hautes marches et rien pour se guider.  Tout près se trouvent des « balbals », pierres tombales turques ressemblant à des totems.  C’est la période de la cueillette des fraises et au bord des champs on en trouve des seaux - 1,70 € le seau. On en fait une cure.  On ne trouve pas le bon bivouac tout de suite et on s’arrête sur un parking « gardé » après Kemin.  
    
kir60   kir61kir65   kir62   
kir63   kir64   kir66 

Jeudi 26 mai : JETI-OGUZ : 360 km – 11656 km 
On arrive très vite au lac qu’on va parcourir par la rive nord.  Rien de très touristique sur cette rive à part un arrêt aux pétroglyphes de Tcholpon-Ata.  Depuis hier nous voyons de petites maisons blanches avec des volets le plus souvent peints en bleu, vestiges de l’âge d’or soviétique.  Pas de bon bivouac à Karakol alors on pousse jusqu’à Ak-Suu pour rejoindre la vallée d’Altyn-Arashan. Quand la route devient une piste on se renseigne pour apprendre que la route n’est pas carrossable et nous faisons demi-tour. Pas de chance !  On décide alors d’aller dans la vallée des Fleurs.  Bivouac au petit village de Jeti-Oguz sur la place du village.  

kir67   kir68
kir70   kir69   kir71     
 
Vendredi 27 mai : KARA-KOO : 190 km – 11846 km 
Nuit agitée : la musique à fond du bistro de cette bourgade de 12 ou 15 maisons, le muezzin qui chante tard et qui chante tôt (4 h.20) et surtout un bel orage avec tonnerre et éclairs.  Ce matin le temps est moyen. Bernard interroge les voisins pour savoir si on peut aller plus loin. Après un coup d’œil sous le camion le verdict est sans appel : niet, le porte à faux est trop important et la piste est glissante. On échange un moment avec un kirghiz qui parle de Robespierre, de Gaulle, Maupassant, Delon, … et qui est très intéressé par le dictionnaire français-russe.  On revient sur la grande route et en passant on voit un rassemblement. On s’arrête et c’est la remise des prix de fin d’année, aux élèves et également à des adultes : discours, musique martiale et remise de diplômes ou de cadres ou d’écharpes.  A Barskroöm on trouve l’atelier de fabrication des yourtes mais il est fermé.
Arrêt à Tamga où il tombe une bonne averse. Une jeune femme tape à la porte. Elle est suédoise et avec son compagnon ils passent un moment avec nous. Ils ont acheté un fourgon et vont aller en Mongolie. C’est toujours agréable de rencontrer d’autres voyageurs et d’avoir les dernières infos.  On veut monter dans la vallée de Skazka mais nous hésitons à prendre la piste. Finalement on se gare et on y va à pieds. C’est splendide, la terre est rouge et c’est une succession d’aiguilles et de pics rocheux. Des jeunes gens qui fêtent la fin de l’année mènent un beau charivari ! Et on se prend en photos.  La côte est semée de d’immeubles, de constructions, d’ensembles qui devaient être dédiés au tourisme mais un grand nombre (tous) sont inachevés, abandonnés. C’est une impression de grand gâchis.  Cette rive est plus agréable pour nous mais elle est plus déserte et le goudron est fatigué.  Notre bivouac est derrière une station-service.  
    
kir76   kir77   kir78

kir72   kir73
   Vallée des Fleurs - les 7 Lions et le Cœur Brisé
kir74   kir75 
kir79
Vue sur le lac Ysyk-Kol
kir82   kir80kir81   kir83
Vallée de Skazska
kir84      
 
Samedi 28 mai : SARY-BULAK : 163 km – 12009 km 
Nous continuons le tour du lac et sommes un peu déçus de ne pas pouvoir aller jusqu’à la rive.  C’est la journée photos des cimetières musulmans. Il y en a tout le long de la route, presque plus de morts que de vivants.  Surprise ! On découvre une représentation de la « Mère Patrie Appelant ». Cette statue est à Volgograd et commémore la participation décisive de l’URSS pour arrêter les fascistes dans leur progression à l’est en 1945.  A midi on déjeune avec une famille française, les parents, trois enfants et un ami qui passe quelques jours avec eux. C’est un grand moment d’échanges très convivial.  Ils sont partis depuis bientôt 1 an, sont allés jusqu’en Inde par l’Iran et Oman et ont passé 1 mois au Pakistan ! Belle rencontre. Nous allons peut-être les retrouver à CCRSM.  Nous reprenons la route et elle nous ravit : montagnes, un petit lac, vallées encaissées.  Le bivouac est devant un hôtel. Nous dinerons d’un poisson séché et fumé à son restaurant.  Encore une rencontre, un jeune espagnol qui a pris un vol jusqu’à Kuala Lumpur et a fait la route en stop depuis la Malaisie. Il s’inquiète pour son visa russe.  Dans la nuit 3 ivrognes nous font le spectacle : un très bourré qui roule par terre dès qu’il sort de la voiture dont il est le chauffeur, et 2 moins bourrés qui soulèvent le capot tellement fort qu’il se décroche et tombe. Ils finiront par pousser la voiture. On craignait un tamponnage avec notre Ccar.  
kir89   kir88kir90   kir87  
Nous avons beaucoup aimé les cimetières musulmans !
kir86 
La "Mère Patrie Appelant" - la statue est sur la colline de Volgograd
 
Dimanche 29 mai : TASH RABAT (caravansérail) : 269 km – 12278 km 
Aujourd’hui encore le paysage est magnifique, vallons verdoyants, hauts sommets enneigés, cols à plus de 3000 m, yourtes, troupeaux de chevaux, de vaches, de moutons et même quelques yaks. Nous avançons jusqu’à la frontière chinoise mais ne pouvons pas aller au lac CHATYR-KOL qui est après le contrôle douanier kirghize.  Le temps est ensoleillé avec pendant quelques minutes de la pluie, de la neige ou de la grêle.  La piste jusqu’au caravansérail de Tach-Rabat est assez bonne et au bout de 15 km nous arrivons devant ce joyau de la route de la soie. C’est un bâtiment de pierres grises à flanc de colline. Il est surmonté d’un beau dôme. A l’intérieur on trouve de petites salles avec une ouverture en coupole et des salles plus grandes très bien conservées ou très bien restaurées à l’époque soviétique.  Nous passerons la nuit au fond de cette vallée, près du caravansérail.   
  
kir91   kir92kir93   kir94 
Une habitation de berger - un cimetière ... - montée au col - mosquée de Naryn
kir95   kir97kir98   kir96
Poste de douane kirghize, vers la Chine
kir150 
kir102   kir99

Lundi 30 mai : SARY-BULAK : 210 km – 12488 km 
Belle surprise ce matin, la neige, tout est blanc ! Quelle chance !  Nous nous dépêchons de nous préparer pour profiter du magnifique paysage et prendre des photos. C’est superbe.  Les marmottes se prélassent au soleil et se sauvent dès qu’on approche.  Nous reprenons ensuite la route en sens inverse pour Sary-Bulak avec la traversée d’une longue zone de travaux de réfection de la chaussée. Ce sont les chinois qui sont aux commandes de ce chantier. D’après les kirghizes, ils sont proches de Moscou politiquement et proche de Pékin économiquement.  Bivouac au même endroit qu’à l’aller. Une dizaine de gargotes proposent du poisson du lac Song-Kul. L’installation est sommaire : un petit poêle à bois à l’extérieur. 
  
kir105   kir106kir103kir104   kir107
Caravansérail de Tash-Rabat
kir108kir109   kir111kir113

Jeunes vendeurs d'une sorte de rhubarbe
kir114   kir115
Marchands de poissons du lac de Song-Kul
 
Mardi 31 mai : lac SONG KUL : 90 km – 12578 km 
Aujourd’hui c’est le jour de la cerise turquoise sur le gâteau kirghize : le lac Song Kul.  Au départ la piste est tôle ondulée et on roule à petite vitesse.  Les difficultés arrivent quand la piste commence à monter. Elle est en très mauvais état.  Les trous succèdent aux parties glissantes. Je me demande ce qu’on vient faire dans cette galère. Le pire nous attend au col Kalmak-Ashuu. Il y a une grande paroi de neige en train de fondre et de la neige sur la piste. Bernard va voir à pieds et je pense qu’il vaut mieux faire demi-tour. Mais c’est dommage d’être là et d’abandonner. Alors Bernard sort la pelle et dégage la piste. On passe mais une autre difficulté nous attend après : des ornières dans la montée. Re-pelle et on passe … Sommes-nous persévérants ou téméraires ? Puis c’est la descente du col et à nouveau la tôle ondulée. Pour une piste de 50 km nous mettrons 4 h.  Mais le lac est magnifique et nous sommes bien récompensés de nos galères.  On a tout le temps de se balader et de monter sur une colline pour avoir une belle vue sur le lac, même si elle n’est pas photogénique. Et ce soir nous restons là à regarder le soir puis la nuit tomber sur le lac. Pas un bruit, le calme complet, super ! Et un ciel étoilé magnifique.  
 
kir119  
lac Song-Kul
kir118
kir116 kir117

Col Kalmak-Ashuu (3 446 m.)
       
Mercredi 1er juin : KOCHKOR : 127 km – 12705 km
Nous repartons dans la matinée parce que la piste de retour nous inquiète. Nous profitons encore de ce bel endroit. J’avais oublié les 3 passages dans le lit de la rivière parce que les buses qui drainaient l’eau n’existent plus. Toujours des troupeaux, surtout de chevaux dans cette région, mais on croisera un nombre impressionnant de yaks. Les camps de yourtes se préparent à accueillir les touristes.  Arrêt à Kochkor devant le bureau CBT (Communauty Based Turism).  Nous y rencontrons le jeune couple suédois du lac d’Yzyk-Kul.
 
kir120  
kir121   kir124
Maison et bergerie - réserve de combustible (bouses)
kir122   kir123
Camion chargé de matériel pour monter les yourtes
kir125 
Encore un effort et il sera sur les routes !
 
Jeudi 2 juin : KYZYL-OI : 171 km – 12876 km
Ce matin, courses habituelles au bazar : légumes, œufs, pain et ensuite le plein d’eau dans une station de lavage de voitures. Le directeur du CBT nous avait déconseillé de prendre la route qui va à Aral mais nous avons décidé de la tester quitte à faire demi-tour si elle est trop mauvaise. Elle se révèlera praticable bien meilleure que d’autres … Les paysages nous plaisent toujours autant, collines verdoyantes, vallées minérales, sommets enneigés … Nous croisons un cycliste belge et bavardons un moment. Il a croisé nos suédois, le monde des voyageurs est petit. Nous avançons à la vitesse de la fourmi pour profiter de ce pays superbe Après Aral la piste s’engage dans un canyon et le soleil éclaire les roches ocre. A Kyzyl-Oi nous sommes surpris d’arriver dans un petit bourg, on s’attendait à un village plus important et animé.  Le bivouac se fera dans sur une petite place au cœur du village.
 
kir126   kir127
L’épicerie du village ... et l'épicière !
kir128   kir129
Les mosquées se ressemblent et sont discrètes
 
Vendredi 3 juin : TALAS : 230 km – 13106 km
Très bonne nuit dans ce village de montagne. On est dans la vallée de la Suusamyr et après une piste puis une route au goudron fatigué nous arrivons à la route de Bishkek. La boucle est bouclée ! On aperçoit des cavaliers « bizarres » dans un champ, on s’arrête et on s’approche pour voir. Ils sont costumés et on apprend qu’il s’agit d’un « shooting ». On ne peut pas rester là mais on peut faire quelques photos. Passage au col d’Ottok, à 3330 m. puis descente vers une vallée très verdoyante, un changement radical avec les paysages traversés. On croise un drôle d’équipage et on réalise trop tard qu’il s’agit du mono cycliste dont on nous a parlé et qui veut faire le tour du monde sur 1 roue. Dommage, la rencontre aurait été unique.  Bivouac à Talas sur une grande place de la ville devant l’école de musique.
 
kir130   kir131   
Nous n'avons pas emprunté ces ponts
kir132
KOJOMKOUL - temple érigé à la mémoire d'un ami de Kojomkul, qui aurait placé d'une seule main la dalle de pierre gravée à l'extérieur du gumbaz.
kir138 kir139kir136 kir137
kir134   kir133   kir135 

Samedi 4 juin : TARAZ : 109 km – 13215 km
Ce matin il y a peut-être une remise des prix à l’école de musique, nous attendons un moment et il ne se passe rien alors on prend la route. On n’est déjà plus dans les paysages du Kirghizstan et on descend à moins de 600 m. On longe le lac de Kyzyl-Adir qui se termine par un barrage avec la tête de Lénine. Arrêt dans une petite gargote sur l’eau et une pause à l’ombre ensuite. De 10 ° nous sommes passés à + de 35 ° et il faut un temps d’adaptation. Le passage de la douane se fait en 45 mn et je passe toute seule à pieds … Bivouac à Taraz à l’hôtel où nous nous étions arrêtés il y a 2 ans. Le gardien du parking se souvient que je ne voulais pas dormir trop près des poubelles ! Petit tour dans cette ville soviétique sans charme et repas moyen au resto de l’hôtel.

retour haut de page